Economie

« La France doit investir massivement et stratégiquement dans les trains du quotidien »

Tribune. La nécessité de repenser nos modes de vie est pressante face aux défis imposés par le changement climatique et les objectifs énoncés par les documents d’orientation internationaux. La France doit dès aujourd’hui semer les graines d’une mobilité plus durable et équitable entre les territoires.

C’est pour cette raison qu’un collectif d’associations appelle, sans attendre, à un renforcement et à un développement de l’offre ferroviaire pour répondre à la demande de mobilité quotidienne et régulière, à la fois dans les territoires des grandes métropoles et dans les territoires ruraux et périphériques.

Pour répondre aux objectifs internationaux et européens, la France doit investir massivement et stratégiquement dans les trains du quotidien, qui comprennent les relations métropolitaines, mais également les petites lignes aujourd’hui abandonnées.

L’épine dorsale de la mobilité quotidienne

Dans plusieurs pays européens, le train constitue l’épine dorsale de la mobilité quotidienne. C’est à partir de cette épine dorsale que s’articule l’ensemble des autres modes de transport alternatifs à la voiture. Le train offre de nombreux avantages en phase avec la nécessaire transition écologique.

Tout d’abord, le train limite considérablement la consommation énergétique, la pollution de l’air, les nuisances sonores, tout en limitant les émissions de gaz à effet de serre (GES). Le train transporte en France 9 % des marchandises et 11 % des passagers, pour seulement 0,3 % des GES.

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Par son emprise limitée sur l’espace, le train permet de contenir l’artificialisation des terres, qui est principalement due à la réalisation de nouvelles infrastructures routières et à l’étalement de l’habitat, qui amène à choisir la voiture individuelle comme mode de transport dominant et structurant.

L’Etat investit plus sur la route que sur le rail

Le train contribue à l’amélioration de la santé publique sous le triple effet des baisses de la pollution, des accidents de la circulation et de la sédentarité. Le train peut contribuer au retour des services publics dans le monde rural et favoriser un aménagement du territoire plus équilibré grâce aux 30 000 km de voies déjà existantes.

Ces voies ferrées demandent à être améliorées pour développer un réseau dense et une desserte fine, sur lesquels peuvent s’articuler les autres modes de transport et ainsi favoriser l’intermodalité. Face aux défis sociaux de la transition énergétique, le développement du train permettrait de développer l’emploi et contribuer à la réindustrialisation de la France.

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