Economie

La météo et le variant Delta ne freinent pas les touristes français

Sur la plage Les Cigales, à Port-Grimaud (Var), le 10 juillet 2021.

Le tourisme français est poursuivi par les dix plaies d’Egypte : après seize mois de pandémie de Covid-19, voilà le variant Delta qui rapplique et une « goutte froide » qui fige les trois quarts du pays dans une ambiance automnale. Le phénomène météorologique, désignant une poche d’air froid dans un environnement plus chaud, a rendu le début d’été peu propice aux escapades et a renforcé l’incertitude, tant pour les estivants que pour les opérateurs touristiques. Même embarras dans la foulée des annonces présidentielles du 12 juillet. La fréquentation estivale, qui s’annonçait supérieure à celle de 2019 – année record pour les hébergeurs français –, en pâtira-t-elle ?

Les professionnels du tourisme ont abordé la saison avec la fougue de ceux qui ont longtemps été contraints. Leur principal souci face au déconfinement ? Trouver suffisamment de personnel pour satisfaire une France prise d’une frénésie consommatrice. Les cases de réservation viraient au rouge, pour août, comme l’an passé, mais aussi pour juillet. Et ces week-ends de juin ! On allait voir ce qu’on allait voir : le pays allait troquer le gel hydroalcoolique pour la crème solaire. Quelques semaines après le début de la saison, et alors que s’ouvre la période la plus chargée, le discours reste positif – à l’exception, majeure, de la région parisienne, toujours privée de la clientèle internationale.

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Les réservations de locations dans les campings – 40 % des nuitées marchandes chaque été – sont en avance sur 2019 et 2020, les emplacements nus accusant un léger retard en raison de la moindre clientèle étrangère. Pierre & Vacances-Center Parcs revendique aussi « des tendances extrêmement favorables » et meilleures que ces dernières années, ainsi qu’une durée de séjours passant de sept à neuf nuits. Même satisfaction chez les Gîtes de France et Villages vacances France.

« Comme prévu, tous ceux qui, habituellement, partent à l’étranger restent ici », résume Stéphane Villain, président délégué d’ADN Tourisme, fédération des organismes institutionnels. Chez lui, en Charente-Maritime, la durée moyenne de séjour est passée de quatre jours, avant-crise, à six, poussée par l’occupation plus fréquente des résidences secondaires.

Le littoral plébiscité

Les réservations sur Airbnb, transmises au Monde par le site AirDNA, remontent partout par rapport à 2020. Si l’on compare à 2019, les nuitées réservées apparaissent en recul de 15 %. Mais la baisse s’explique exclusivement par la désaffection pour l’Ile-de-France (− 65 %) et toutes les grandes villes, à l’exception notable de Marseille – Nice, Nantes, Toulouse, Lille, Bordeaux, Strasbourg et Lyon, dans cet ordre, perdent entre 30 % et 50 %.

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