Economie

dans les campings et clubs de vacances, le passe sanitaire uniquement à l’entrée

Le camping La Sirène, à Argelès-sur-Mer ( Pyrénées-Orientales), en août 2020.

Un passe à l’entrée, puis la liberté : face au casse-tête qui se profilait dans les structures touristiques au mois d’août, le gouvernement a fait le choix de l’aménagement. Il a accédé aux demandes des campings, résidences de tourisme, clubs et villages de vacances qui craignaient une situation ingérable à partir de début août, avec des clients acceptés dans leurs espaces de restauration et d’autres non. Les touristes devront finalement présenter leur passe sanitaire au début de leur séjour, quelle que soit sa durée, et pourront profiter des installations (restaurant, piscine…) sans avoir à le présenter de nouveau, a confirmé au Monde le cabinet d’Alain Griset, ministre délégué aux petites et moyennes entreprises.

Cet aménagement intervient après celui déjà consenti sur la vaccination des personnels et des adolescents : les 12-17 ans seront dispensés de passe sanitaire jusqu’au 1er septembre et une dose vaccinale suffira aux employés du secteur touristique à partir du 1er août.

Contrairement à ce qui avait été annoncé initialement, le passe sanitaire sera impératif pour accéder la première fois dans ces établissements touristiques. Cela a paru un moindre mal aux professionnels, qui craignaient des tensions lors des contrôles et la séparation entre deux catégories de clients.

Depuis le discours présidentiel, ils faisaient leurs calculs : « Les campings comptent 3 800 piscines, à raison de 1,5 à 2 employés par piscine pour tenir compte des jours de repos, il aurait fallu embaucher 8 000 personnes… à supposer qu’on les trouve », dit Nicolas Dayot, président de la Fédération nationale de l’hôtellerie de plein air (FNHPA).

« Deux millions de tests dans l’Hérault en août »

Par ailleurs, si la proportion de non-vaccinés dans les campings était la même que dans la population française et que ces vacanciers souhaitaient obtenir un test négatif tous les deux jours, « il faudrait 2 millions de tests pour nos clients en août, dans le seul département de l’Hérault », explique M. Dayot. « Ou 18 000 personnes à tester tous les deux jours, entre Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Saint-Jean-de-Monts. » Soit presque l’équivalent de la population locale sur ce petit bout de littoral vendéen très touristique.

Les professionnels des campings, résidences de tourisme et villages de vacance pressaient le gouvernement de trancher rapidement, car toutes les centrales de réservation débordent de demandes.

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