Economie

Bercy mise sur la vaccination pour doper la reprise économique

Le tour de vis sanitaire annoncé par Emmanuel Macron, lundi 12 juillet, aura peut-être un effet dopant sur l’économie. C’est, en tout cas, l’avis des services du ministère de l’économie et des finances, qui ont revu à la hausse leurs prévisions de croissance pour cette année, dans le sillage de l’intervention du chef de l’Etat. Mieux, protégée par une accélération de la vaccination, la reprise, en dopant les recettes fiscales, pourrait permettre de réduire le déficit public en 2021.

Lire le récit : « On n’a pas le choix pour continuer à vivre » : ruée sur la vaccination en France, malgré les réticences

Misant sur un fort rebond de la consommation et de l’activité à la rentrée, Emmanuel Macron avait annoncé, lundi, que la croissance serait supérieure aux prévisions de l’exécutif cette année, et qu’elle atteindrait 6 %, soit un point de plus que prévu. Un optimisme repris à son compte par Bercy, « sous l’hypothèse du contrôle de la situation épidémique au second semestre permis par le passe sanitaire et l’accélération de la campagne vaccinale », estime le ministère dans un document remis au Parlement, qui s’apprêtait à débattre, ce jeudi 15 juillet au matin, de l’orientation des finances publiques dans la perspective de la préparation du budget 2022.

« Ne partons pas du principe que le passe sanitaire va faire baisser l’activité, c’est au contraire la meilleure protection pour l’activité », a affirmé jeudi le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, devant les députés. « Ce chiffre de croissance dépend directement de notre mobilisation collective face au virus (…). La vaccination c’est la croissance, la vaccination c’est la sécurité, la vaccination c’est l’emploi. »

« Que des indications »

Ce rebond plus vigoureux permettrait à son tour de ramener le déficit public sous les 9 % dès cette année, estime désormais Bercy. Creusé par le poids des mesures d’urgence destinées aux entreprises affectées par les restrictions sanitaires depuis le printemps, celui-ci était jusque-là évalué à 9,4 % après, déjà, une première révision. « Ce ne sont que des indications, pas des indicateurs, tempère Eric Woerth, le président de la commission des finances de l’Assemblée. En temps de pandémie, il n’y a plus d’indicateur fiable. »

Les grandes lignes du budget présentées à l’Assemblée, jeudi matin, par M. Le Maire et le ministre délégué aux comptes publics, Olivier Dussopt, ne sont ainsi que provisoires. Les mesures annoncées par le chef de l’Etat n’y sont pas encore intégrées, et devraient faire l’objet de travaux pendant l’été. L’extension de la « garantie jeune », cette allocation versée aux jeunes sans emploi ni formation en contrepartie d’un parcours d’insertion, rebaptisée « revenu d’engagement » par Emmanuel Macron, n’est pas à ce stade financée et pourrait coûter plusieurs milliards. « Nous mettrons les moyens nécessaires », a assuré Bruno Le Maire.

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