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Thibaut Pinot toujours marqué par sa terrible chute : “Combien de fois j’ai pété les plombs…”


C’est l’un des plus grands espoirs français de ces dernières années sur le Tour de France, mais malheureusement Thibaut Pinot n’a jamais réussi à passer la ligne d’arrivée sur les Champs-Elysées avec le maillot jaune sur le dos. Révélé en 2012 sur le Tour et meilleur jeune en 2014 et troisième du général, le coureur de 31 ans est l’un des plus talentueux de sa génération. Vainqueur du Tour de Lombardie en 2018, il nourrissait de grandes ambitions sur la Grande Boucle l’an dernier, avant une terrible chute lors de la première étape. Un accident qui va le contraindre à abandonner lors de la montée vers Tignes.

Je refusais de regarder la moindre course à la télé, tellement j’étais dégoûté. Tout cela me faisait trop mal

Depuis cette chute et sa blessure au dos, c’est un véritable chemin de croix pour le coureur de la Groupama-FDJ, qui n’a pas pris le départ du Tour cette année, toujours gêné par la douleur, plus d’un an après. Interrogé par Le Parisien lundi 5 juillet, ce dernier est revenu sur les moments de doute et la frustration qui l’ont accompagné ces derniers mois. “Il y a des jours où j’ai eu des instants pénibles. Parfois, j’étais bloqué dans les bouchons pour aller à Paris et je me demandais à quoi tout cela rimait. (…) La météo était dégueulasse, j’enchaînais les rendez-vous. etc. Je refusais de regarder la moindre course à la télé, ni le Giro, ni le Dauphiné tellement j’étais dégoûté. Tout cela me faisait trop mal“, dévoile-t-il aujourd’hui.

Une période très compliquée pour un sportif avide de compétition et qui ne comprenait pas vraiment la persistance des douleurs et s’est même demandé s’il n’était pas temps de mettre un terme à sa carrière. “Combien de fois j’ai pété les plombs seul dans ma voiture. Il y a même un jour, sur le périphérique parisien, où j’ai fondu en larmes tellement je n’en pouvais plus. Alors, oui, j’y ai songé”, avoue-t-il.

Il y a des gens que j’ai envie d’allumer sévèrement. Lire que mes douleurs sont imaginaires, ça me rend fou

Souvent la cible des détracteurs qui pensent qu’il s’agit avant tout d’un problème mental, Thibaut Pinot n’accepte pas d’être jugé si sévèrement. “Si vous saviez combien de fois, je me suis retenu sur Twitter de répondre à des messages ignobles.(…) Il y a des gens que j’ai envie d’allumer sévèrement. Je le ferai peut-être quand je ne serai plus coureur. Bon pour l’instant, je reste poli, même si certains mériteraient des claques. Lire que mes douleurs sont imaginaires, ça me rend fou”, ne décolère-t-il pas.


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