Economie

BASF mise sur l’éolien pour atteindre la neutralité carbone en 2050

Le siège de l’entreprise BASF à Ludwigshafen, dans l’ouest de l’Allemagne, le 28 février 2020.

Le groupe allemand BASF, un des industriels les plus anciens et les plus emblématiques du « made in Germany », a l’intention de couvrir une partie de ses énormes besoins en énergie par l’éolien marin. Le numéro un mondial de la chimie investit 1,6 milliard d’euros dans un partenariat avec le Suédois Vattenfall pour construire le plus grand parc éolien sur mer du monde, au large des côtes néerlandaises, en mer du Nord. Annoncé fin juin, c’est le premier investissement d’ampleur de BASF dans une installation de production d’électricité renouvelable.

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« Hollandse Kust Zuid », le nom de la future ferme offshore, qui entrera en service en 2023, a valeur symbolique pour BASF. Elle illustre la volonté affichée du patron du géant chimique, Martin Brudermüller, d’accélérer la cadence de décarbonation de son groupe. D’ici à 2030, BASF veut réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 30 % et atteindre la neutralité carbone au plus tard en 2050, a-t-il annoncé fin mars. 4 milliards d’euros seront investis dans cet objectif d’ici à 2030. C’est un tournant pour le groupe : jusqu’ici, BASF envisageait seulement la stabilisation de ses émissions et n’avait formulé aucune date pour la neutralité carbone, contrairement à ses concurrents américains Dow ou Dupont.

Sans aucune subvention

« Nous n’atteindrons nos objectifs climatiques que si nous avons suffisamment d’électricité verte », a souligné le patron lors de la présentation du projet. Actuellement, le groupe BASF dit émettre 21,9 millions de tonnes de CO2 par an, notamment à cause de ses sources d’énergie d’origine fossile, qui doivent être remplacées à terme par du renouvelable. Pour devenir neutre en carbone, il prévoit aussi de transformer certains processus de production très émetteurs de CO2 (le vapocraquage électrique est actuellement en phase de test) et mise sur les matières premières d’origine végétale plutôt que sur le pétrole, ainsi que sur l’hydrogène.

L’éolien en mer, complexe à installer et à relier au réseau, est réputé plus cher que son équivalent sur terre ou le solaire

L’électricité qui sera produite par Hollandse Kust Zuid est destinée à l’usine BASF d’Anvers, sur les bords de l’Escaut, le deuxième site de production du groupe. La ferme éolienne sera la plus grosse installation de ce type dans le monde. Elle comptera 140 éoliennes, pour une puissance totale installée de 1,5 gigawatt. Elle alimentera non seulement le site chimique d’Anvers, mais aussi d’autres usines du groupe, ainsi que des clients du groupe Vattenfall. Autre originalité : c’est la première installation éolienne en mer à entrer en service sans aucune subvention.

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