Economie

Vie privée, sécurité, e-commerce… Le patron de WhatsApp s’explique

Will Cathcart, patron de WhatsApp.

« La protection de la vie privée, souhaitée par les gens, est possible, grâce à une technologie : le chiffrement de bout en bout », lance Will Cathcart, le patron de WhatsApp. Ainsi, explique le dirigeant de cette filiale de Facebook, « si vous envoyez un message ou passez un appel à quelqu’un, seul le destinataire y a accès. Et nous ne connaissons pas son contenu ». Dans un échange avec des journalistes français, vendredi 25 juin, le responsable de la messagerie aux 2 milliards d’utilisateurs a fait un plaidoyer pour les « communications privées » : « C’est très important, pas uniquement pour protéger les journalistes ou les militants des droits humains : tout le monde a besoin d’envoyer des informations sensibles, qu’elles soient bancaires, médicales, de travail, personnelles ».

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La sortie de M. Cathcart vise notamment à répondre à « l’inquiétude » qui a accompagné le dernier changement dans la politique de données personnelles de WhatsApp, annoncé en janvier et mis en place mi-mai.

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« Cette mise à jour n’a pas fait évoluer le statut privé des conversations des utilisateurs, ni ce que WhatsApp partage ou non avec Facebook », insiste M. Cathcart. La messagerie, assure-t-il, a surtout voulu informer sur le cas où un utilisateur souhaite échanger des messages avec une entreprise – par exemple une compagnie aérienne pour modifier un billet − car celle-ci peut faire héberger les échanges par Facebook.

Mesures de contournement

Dans les autres cas, rien n’est transmis à Facebook. « Si vous partagez votre localisation sur WhatsApp, c’est chiffré. Nous avons accès à vos contacts, mais nous ne le partageons pas avec Facebook. Nous savons de quels groupes vous faites partie, mais ce n’est pas utilisé pour proposer des publicités », détaille M. Cathcart, précisant que « l’écrasante majorité » des utilisateurs de WhatsApp a accepté les nouvelles règles.

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En prônant les communications « privées », WhatsApp risque toutefois d’aller à l’encontre de la vision de nombreux gouvernements. Pour ces derniers, le chiffrement de bout en bout empêche, par exemple, les réquisitions judiciaires permettant d’accéder aux historiques de discussions, possibles pour les boîtes e-mail. Au Brésil ou en Inde, des projets de loi visent à affaiblir le chiffrement, voire à imposer aux opérateurs d’instaurer des vulnérabilités dans leurs logiciels au bénéfice des forces de l’ordre.

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