Femme

Royals ou la musique de l’âme

@ Sophie Koella

Quelles ont été vos sources d’inspiration pour l’album Royals ?

Ayo : Avant, je ne croyais pas du tout à la dépression. Je suis quelqu’un de joyeux et de positif. Pourtant, cela peut arriver à tout le monde. A New York, je n’avais envie de rien, je n’arrivais à rien. A la base, je devais faire un album de reprises. Et puis, quatre jours avant d’entrer en studio, j’ai décidé de ne pas le faire. L’endroit était sombre. Je ne me sentais pas bien. Mon agent m’a soutenue. Je lui ai montré des chansons que j’avais composées et il les a trouvées magnifiques. Au moment de l’enregistrement de « Royals », la lumière est revenue dans ma vie. Il y avait une réelle énergie collective et la joie est revenue.

Quelle est la place de la spiritualité dans votre musique ?

Ayo : Pour moi, tout comme l’amour, Dieu est à la source de tout. C’est là, on peut presque le sentir, le toucher. Selon moi, ne pas croire en l’amour, c’est ne pas croire en Dieu. Tous mes albums sont une thérapie. La musique est une vibration, ça touche l’âme. Je pense qu’on a tous des fréquences différentes et que la musique nous touchent au plus profond. C’est pour ça que des mélodies nous submergent et nous font ressentir des émotions uniques.

Vous êtes à la fois soul, jazzy, reggae… Mettez-vous votre âme à nu dans votre musique ?

Ayo : Quand j’écris et compose une chanson, je considère que l’univers me fait un cadeau. Je n’écris pas pour écrire. Je veux qu’il y ait du sens, de la résonnance avec ce que je vis. Une chanson vient de loin. J’écris très vite. En 40 minutes, maximum une heure, c’est fini. C’est un peu comme une éclosion.

Quel impact a eu la crise sur votre rapport au monde ?

Ayo : C’était difficile pour tout le monde. Le pire pour moi était de ne pas savoir combien de temps ça allait durer. Durant cette période, j’ai vraiment pensé à une reconversion ! Devenir monitrice de surf… (rires) Je me suis retrouvée seule en pleine nature et j’ai réalisé que la vie est beaucoup plus que ce que l’on croit. Sur la plage avec le bruit des vagues, ma guitare, mes sessions de surf… Je ressentais une joie intense. Et finalement, j’ai vécu cette crise comme une bénédiction. J’ai eu de la chance de la vivre depuis Tahiti avec ma famille dont j’ai pu profiter.

Après plus d’un an sans public, est-ce que votre tournée ressemble à un retour à la vie ?

Ayo : C’est surtout une libération. Comme si j’étais emprisonnée depuis longtemps. Je ne voulais presque pas croire que le retour à la normale était possible. Je suis si heureuse de retrouver la scène, le public, la vie !

Retrouvez Ayo au Django Reinhardt Festival à Fontainebleau le 2 juillet. Info et résa sur le site officiel.
Découvrez les autres dates de la tournée européenne d’Ayo

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