Economie

La France gagne en attractivité, pas en compétitivité

Un aréopage d’une centaine de patrons de multinationales (Intel, Netflix, Siemens, Moderna, JPMorgan, ThyssenKrupp, Adecco…) a repris le chemin du château de Versailles, lundi 28 juin, pour assister à la 4e édition de Choose France, le sommet annuel organisé par Emmanuel Macron depuis son élection. Le chef de l’Etat, qui avait dû annuler la réunion du 25 janvier en raison d’un regain de la pandémie de Covid-19, va y vanter une nouvelle fois les atouts du pays et les résultats de sa politique pour attirer capitaux, usines et emplois.

Avant le sommet sous les ors versaillais et un discours en faveur d’« une reprise économique plus responsable et équitable », selon l’Elysée, M. Macron a voulu donner un exemple « illustratif » des réussites tricolores. Il devait se rendre à Douai (Nord), lundi matin, sur le site de Renault, où le chinois Envision construira une usine de batteries de technologie japonaise (Nissan). Cet investissement de 2 milliards d’euros doit générer 1 000 emplois d’ici à 2024, et peut-être 2 500 à l’horizon 2030. L’usine s’intégrera à Electricity, le pôle de production de véhicules électriques de la marque au losange.

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Mardi, au lendemain du sommet, il visitera les nouveaux locaux de la banque américaine JPMorgan, qui a choisi Paris comme plate-forme européenne de ses activités de marché, situées à Londres avant le Brexit. « Avant 2017, la France n’était pas sur la carte des relocalisations, explique-t-on dans l’entourage du chef de l’Etat. De nombreux succès ont été enregistrés depuis. » Le gouvernement estime à 3 000 le nombre d’emplois directs créés dans la finance depuis le référendum sur le Brexit ; un millier pourraient s’y ajouter en 2022, renforçant la place financière de Paris, toujours concurrencée par Londres et Amsterdam.

Vingt projets bouclés depuis 2018

Depuis le premier sommet Choose France, en janvier 2018, vingt projets ont été bouclés pour 2,3 milliards d’euros d’investissements et quatorze sont en cours de réalisation pour 4,2 milliards, dont près de la moitié concerne deux paquebots géants commandés par le croisiériste italo-suisse MSC aux Chantiers de l’Atlantique. Seule une initiative modeste (9 millions) a été abandonnée. Gain total pour l’emploi : 11 000 postes de travail. Pour la 4édition, les 22 projets annoncés représentent un volume d’investissements de 3,5 milliards d’euros, censés créer 7 000 emplois dans les années à venir.

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