Economie

Les plaisirs coopératifs de la Cave de Tain

La cave de Tain propose des visites de la « Colline de l’Hermitage » en gyropode, suivie d’une dégustation.

Dans le réfrigérateur du gîte, Françoise et Philippe Thivolle ont glissé une bouteille de nectar d’abricot. Un fruit sucré, gouleyant, et un sympathique mais surprenant cadeau venant d’un couple qui, à Mercurol-Veaunes, petite commune drômoise située à quelque 5 kilomètres de Tain-l’Hermitage, possède 10 hectares de vignes.

Une parcelle de syrah, de 30 ans d’âge, borde d’ailleurs, avec les bois, les jolis gîtes du couple, au nombre de quatre et de capacités variables (2, 4, 6 ou 10 personnes). Mais, comme nombre de ses confrères, le viticulteur mène de front les deux cultures, raisins et abricots, les deux mamelles agricoles du coin, apportant le fruit de ses vignes à la coopérative de Tain.

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C’est cette dernière qui, outre la vinification des vendanges de 260 adhérents, pour 1 050 hectares répartis dans un rayon de 15 kilomètres autour du bourg, propose des hébergements chez le viticulteur. « On fait un peu comme une agence de tourisme, on peut réserver, pour nos visiteurs [environ 130 000 chaque année], des hébergements et des restaurants, c’est une demande complémentaire à la visite de la cave », explique Xavier Gomart, son directeur général.

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Installé au sommet de la colline, offrant une jolie vue sur le Rhône et la tour de Mercurol, Philippe Thivolle n’a pas trop de mal à remplir ses gîtes (de 50 à 120 euros la nuit) et se félicite de l’investissement : 500 000 euros qu’il n’a pas fini de rembourser. « Les touristes sont là six mois dans l’année, mais aussi des familles qui profitent du nombre de couchages possibles pour se réunir. Ils me demandent toujours si je vends du vin et je leur explique que je suis coopérateur, comment fonctionne la coopérative », raconte le viticulteur de 52 ans, qui voit dans son activité hôtelière, démarrée en 2015, « un complément de revenus ». Philippe Thivolle ajoute : « C’est sympathique, les clients viennent de loin, nous font voyager, et ce n’est pas un hasard s’ils choisissent de dormir chez un vigneron. »

L’esprit coopératif

Ce choix œnotouristique, accessible et populaire – on est loin des palaces à plusieurs centaines d’euros la nuit proposés par des maisons dans le Bordelais ou en Provence –, correspond bien à l’esprit coopératif. Selon Marie-Josée Faure, responsable de ce secteur pour la Cave de Tain, sous le label « Terres de Syrah », les activités touristiques des vignerons se développent au même rythme que la qualité des vins. « J’étais caviste avant d’arriver à la coopérative, en 2016, et déjà je voulais transmettre aux gens la connaissance et le plaisir de la vigne », explique cette Tainoise de 52 ans.

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