Politiques

Le rendez-vous de la médiatrice. Couverture éditoriale des élections régionales et départementales

Un bureau de vote au Pré-Saint- Gervais le 20 juin 2021 pour le premier tour des élections régionales et départementales. (Illustration)
Un bureau de vote au Pré-Saint- Gervais le 20 juin 2021 pour le premier tour des élections régionales et départementales. (Illustration) (MYRIAM TIRLER / HANS LUCAS / AFP)

Dans Le rendez-vous de la médiatrice, vous réagissez à ce que vous entendez sur franceinfo, vous vous interrogez parfois sur la manière avec laquelle nous travaillons sur l’actualité, et nous sommes là pour vous répondre avec Emmanuelle Daviet, médiatrice des antennes de Radio France.

Depuis une semaine, vous avez reçu beaucoup de messages sur le traitement des élections régionales et départementales, et nous en parlons aujourd’hui avec Matthieu Mondoloni, directeur adjoint de la rédaction de franceinfo.

Emmanuelle Daviet : On commence avec la remarque d’un auditeur, une remarque assez fréquente dans les courriels cette semaine. Voici le message :

“Les élections départementales pour lesquelles les électeurs ont été appelés à se prononcer, sont carrément absentes des résultats, des commentaires, des interviews. Comme si elles n’avaient jamais existé !”

Matthieu Mondoloni, ce constat vous paraît-il juste ?

Matthieu Mondoloni : Pour les résultats à proprement parler, effectivement, à l’antenne de franceinfo, on a eu du mal à les donner, tout simplement parce qu’il y a 2054 cantons et que ce serait, pour les auditeurs, beaucoup trop rébarbatif. En fait, c’est très compliqué.

Déjà les 13 régions pour donner les résultats complets, ce qui est notre mission, ça prend du temps. Donc sur les cantons, non. On a renvoyé très régulièrement sur le site franceinfo.fr sur lequel il y a une carte complète de l’ensemble des résultats qui étaient affichés en temps réel à partir de 20 heures, et sur le traitement d’ailleurs des départementales. On l’a traité aussi à l’antenne en amont, que ce soit dans le brief politique ou à travers des reportages, histoire de faire vivre également cette campagne des départementales.

On poursuit avec ces messages : 

“Aucun résultat sur les DOM-TOM.” “Merci de penser aux Outre-mer dans vos analyses des élections. C’est assez affligeant de ne jamais les citer.”

Les Outre-mer ce sont 12 territoires, près de 2,6 millions d’habitants, ont-ils été évoqués sur l’antenne ?

Cela a été évoqué, mais là aussi, en raison des décalages horaires qui peuvent exister, parfois du moment où on vote dans les départements d’Outre-mer. Pour être précis, on ne peut pas les donner au même moment. Ce n’est pas forcément dans la soirée électorale qu’on le donne et qu’on l’évoque, mais c’est fait. Sinon, sur notre antenne, évidemment, et sur le site franceinfo.fr

Emmanuelle Daviet : Pour expliquer l’abstention, des auditeurs n’hésitent pas à nous livrer leurs analyses, l’un d’entre eux écrit :

“Beaucoup de facteurs expliquent la baisse de participation aux départementales et aux régionales, mais le moins qu’on puisse dire, c’est que vous avez fait preuve de peu de pédagogie. Seules vous intéressaient les bagarres en PACA ou Hauts-de-France et les enjeux de têtes de listes aux présidentielles.”

Trouvez-vous ce propos justifié ?

Matthieu Mondoloni : Je pense que la faute n’est pas uniquement celle des journalistes. Après, il faut qu’on prenne notre part aussi, sur la façon dont nous avons pu couvrir ces élections régionales et départementales, sans aucun doute. Il faut qu’on regarde ce qu’on a fait, qu’on s’interroge parfois.

Après, les électeurs qui choisissent de ne pas aller voter, ce n’est pas uniquement, évidemment, de la faute des médias. C’est aussi peut être de la faute de certains candidats qui ont voulu nationaliser ces débats-là. On l’a vu d’ailleurs dans cette campagne. C’est dû au timing politique. On est à un an de l’élection présidentielle, des élections législatives, et forcément, certains ont des ambitions, les nourrissent et se servent de cette campagne comme d’une pré-campagne.

D’ailleurs, on le voit aussi dans les programmes des candidats qui ont placé, par exemple, la sécurité au cœur de ces mêmes programmes pour beaucoup d’entre eux, alors que ce n’est pas, on l’a expliqué d’ailleurs à franceinfo, une prérogative des régions. Cela montre bien aussi, là encore, qu’on a essayé de nationaliser. en tous les cas, pour beaucoup des candidats, cette campagne des départementales et des régionales.

Quelle couverture éditoriale proposez-vous demain dimanche 27 juin pour la soirée électorale ?

Alors, nous serons évidemment une nouvelle fois en soirée spéciale concernant ces élections départementales et régionales. Prise d’antenne à 19 heures. Il faudra attendre 20 heures, évidemment, pour avoir les résultats, comme nous l’impose la loi. On aura nos journalistes envoyés dans toutes les grandes régions pour nous faire vivre au plus près le scrutin, les réactions, évidemment, des candidats, mais également des électeurs et des abstentionnistes, qu’on entendra à l’antenne. C’est un point important, évidemment.


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