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Voici pourquoi votre allergie au pollen est plus sévère cette année

L’allergie au pollen est un mal qui touche bon nombre de français. En moyenne, on estime ainsi qu’ils sont près de 20% à en souffrir chaque année ! 

A quoi correspond cette condition de santé qu’on sous-estime volontiers ?

Qu’est-ce que l’allergie au pollen ?

L’allergie est une pathologie qui se caractérise par une sensibilité sensorielle accrue à certaines substances/matières/aliments naturels. Cette hypersensibilité affecte les yeux, le nez, les voies respiratoires et même la peau.

Elle se manifeste sous forme de réactions inflammatoires, d’irritations etc. Écoulements nasaux, éternuements à répétition, yeux qui pleurent, gorge qui gratte, toux continue, figurent ainsi parmi les symptômes qui touchent les individus concernés. 

Dans le cadre d’une allergie au pollen, c’est ainsi le pollen qui pose problème. Et il suffit de 5 grains de pollen dans l’air par mètre cube d’air pour que les symptômes se manifestent… Un constat effarant quand on sait qu’en moyenne, en période printanière, on peut en trouver près de 1000 par mètre cube !! 

Quelles sont les raisons qui expliquent l’aggravation des symptômes ?

Si on sait que l’allergie au pollen est plus intense au moment du printemps et de l’été, il semblerait qu’elle ait été plus fatale au sortir des deux longues périodes de confinement (2020 comme 2021). 

Comment l’expliquer ?

Les confinements successifs, engendrés par le covid-19, ont empiré les allergies au pollen. L’organisme, ayant été peu exposé à l’environnement et à l’air extérieurs, n’a pas pu développer d’accoutumance au pollen. Fraîchement sorti depuis le déconfinement, il a ainsi subi de plein fouet cette exposition et les symptômes se sont faits plus intenses. 

Daniel Altmann, immunologue à l’Imperial College London, l’explique de la manière suivante à nos homologues du HuffPost UK : “Si vous passez plus de temps en intérieur, évidemment, vous inhalez moins de pollens, mais vous n’avez par ailleurs aucune chance de développer une immunité – votre corps n’a aucune chance de s’habituer aux pollens. Donc, quand les restrictions ont été levées et que soudainement nous nous sommes mis à profiter de l’extérieur et à être exposés aux pollens, les gens ont commencé à expérimenter des symptômes plus sévères.”

De plus, certaines municipalités ont pris la liberté de ne pas entretenir leurs espaces verts durant ces mois de quarantaine (moins de fauchage ou d’élagage), laissant ainsi le temps au pollen de proliférer en grande quantité et en toute sérénité… 

  • Le réchauffement climatique 

Selon les dires d’autres spécialistes, le réchauffement climatique y est aussi pour quelque chose… En effet, ce dernier provoque un retard dans l’arrivée de la saison printanière et, plutôt de se développer sur le long terme, la prolifération du pollen est soudaine et massive.

“Cette année, il a plu tout le mois de mai, donc le pic d’allergies arrive maintenant, car il fait très beau et très chaud. Au lieu d’arriver progressivement, les pollens sont arrivés d’un coup (…) Les pollens arrivent plus tôt, les saisons durent plus longtemps, et on n’est pas forcément confrontés aux mêmes plantes”, explique Edouard Sève, à nos confrères du Huffington Post.

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