Santé

La vaccination réactive pour couper l’herbe sous le pied des variants


L’épidémie de Covid-19 connaît un sérieux coup de frein depuis quelques semaines, mais le variant Delta pourrait lui donner un second souffle. La Haute Autorité de santé préconise une nouvelle stratégie vaccinale lorsqu’un cas de variant est détecté.

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L’épidémie de Covid-19 recule en France, mais la situation reste fragile. Le nombre de primo-vaccinés diminue depuis le déconfinement et l’arrivée de l’été. Les centres de vaccination se retrouvent avec des doses sur les bras un peu partout en France. Or, le variant Delta est en embuscade et forme déjà des clusters, comme dans les Landes où le taux d’incidence du virus est deux fois plus élevé que la moyenne nationale. 

Pour lui couper l’herbe sous le pied, la Haute Autorité de santé (HAS) préconise une nouvelle stratégie vaccinale : la vaccination « réactive ». C’est cette dernière qui a été mise en place à Bordeaux il y a quelques semaines, lorsqu’un vaccinodrome éphémère est sorti de terre pour vacciner tout un quartier de la ville, suite à l’émergence d’un parent du variant Alpha.

Une stratégie pour limiter la propagation des variants

La vaccination « réactive » a été favorisée par rapport à la vaccination en anneau, qui consiste à vacciner les contacts directs d’une personne infectée, puis les contacts des contacts directs. Selon la HAS, cette stratégie n’est pas assez rapide. La Covid-19 a un temps d’incubation moyen d’une semaine environ et la première dose de vaccin agit 12 jours après son injection. 

De son côté, la vaccination « réactive » consiste à vacciner l’ensemble de l’entourage d’une personne infectée, qu’importe s’il y a eu contact direct ou non. C’est-à-dire que les membres du foyer, mais aussi les collègues de travail ou les camarades de classe doivent être vaccinés pour contrer la propagation d’un variant. Cette stratégie s’applique en complément de la triade « tester, alerter, protéger » toujours efficace.

Avec quels vaccins ?

Néanmoins, la vaccination « réactive » nécessite d’importants moyens logistiques, comme cela a été vu à Bordeaux. L’ensemble des acteurs de la chaîne de vaccination doivent se mobiliser, tout comme l’entourage familial, professionnel ou scolaire de la personne infectée par un variant du SARS-CoV-2. La HAS insiste sur la notion de rapidité, primordiale dans la réussite du dispositif. Elle nécessite également un effort de communication et de pédagogie pour informer les personnes sur cette stratégie et son intérêt.

Tous les vaccins pourront-ils être utilisés dans le cadre d’une vaccination « réactive » ? Cela pourrait se faire selon le variant identifié, mais les vaccins à ARNm apparaissent plus efficaces que le Vaxzevria. La formule d’AstraZeneca n’est pas recommandée pour le variant Bêta par exemple. Les vaccins à ARNm seront donc privilégiés. Si des jeunes adolescents de plus de 12 ans sont concernés, ils recevront alors le vaccin Comirnaty de Pfizer, le seul autorisé pour cette tranche d’âge par l’Agence européenne du médicament.

Cette stratégie est une réponse à l’émergence du variant Delta qui inquiète les épidémiologistes et pourrait être à l’origine d’une quatrième vague épidémique si la couverture vaccinale ne progresse plus.

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