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que vaut le moins cher des scooters électriques équivalents 125 cm3 de Niu ?

Pas d’hésitation, c’est un Niu. Le MQI GT que nous avons pu essayer quelques jours la semaine dernière reprend les principes de design chers à la marque chinoise de scooters électriques.

On le reconnaît immédiatement, avec son grand phare tout rond, à l’avant, caractéristique des véhicules du constructeur, qui vient comme adoucir la silhouette futuriste, voire un peu agressive. Assez massif, le MQI GT pèse aussi son poids : comptez 112 kg, batteries comprises. Ses grandes roues de 14 pouces, qui le rehaussent sérieusement, contribuent aussi à cet aspect assez imposant, tout comme la selle, allongée sur cette génération, afin de pouvoir s’installer correctement à deux. On peut adorer ou détester ces lignes. De notre côté, nous sommes plutôt conquis par les choix radicaux de Niu, qui distinguent parfaitement ses machines des scooters thermiques et qui leur donnent une véritable identité.

phare

Avec ce nouveau modèle, Niu propose l’équivalent 125 cm3 le moins cher d’une gamme désormais bien garnie. Il est commercialisé à 3 400 euros environ, hors bonus écologique. Autrement dit, il est possible de l’acquérir pour environ 2 700 euros en comptant le bonus. Un tarif extrêmement intéressant, mais ce MQI GT dispose-t-il de performances suffisantes pour assurer vos déplacements quotidiens, que ce soit en ville ou sur une autoroute urbaine ?

Un relatif manque de pêche…

Commençons par ce qui fâche. Après plusieurs trajets, à la fois dans Paris, en banlieue et sur le périphérique, on reste un peu sur notre faim du point de vue de la puissance brute. Le scooter bénéficie d’un moteur Bosch de 3 000 watts intégré à sa roue arrière, une marque dont la réputation n’est plus à faire. Mais 3 000 watts, c’est sans doute un peu juste peu pour un véhicule comme celui-là, qui a la prétention de remplacer un 125 cm3 thermique.

Résultat : l’accélération est un peu molle, y compris en mode « sport », pourtant le plus tonique (et le plus gourmand en batterie). Au feu vert et malgré le mode « sport » enclenché, le scooter s’élance un peu trop doucement à notre goût, à tel point qu’un automobiliste parisien un peu pressé (et ils sont nombreux) a tôt fait de vous coller au train. Ce relatif manque de pêche, on le retrouve également lorsqu’on aborde une côte importante. En départ arrêté, le scooter peine à prendre de la vitesse…

Sur voie rapide (périphérique et autoroute urbaine dans notre cas), le petit moteur fait aussi ressentir ses limites. D’abord, oubliez ici le mode baptisé « dynamique », pensé pour la circulation en ville, avec un bridage à 50 km/h. En mode « sport », nous sommes certes parvenus à légèrement dépasser les 70 km/h de pointe promis par le constructeur, ce qui est largement suffisant pour affronter le périph’. Mais encore une fois, au-delà de 50 km/h, on manque de reprise, ce qui n’est pas idéal lorsque l’on veut dépasser rapidement ou reprendre de la vitesse après un freinage brusque. Par ailleurs, mais c’est le cas d’une grande majorité des scooters électriques peu onéreux, sa vitesse limitée n’est pas très rassurante dès que l’on prend l’autoroute, mieux vaut le savoir.

… mais un bonheur sur les pavés parisiens

Cette puissance réduite est pour autant loin d’être rédhibitoire, car le MQI est une machine vraiment sympa à piloter en ville. D’abord parce que Niu a eu la bonne idée, pour l’ensemble de ses nouveaux véhicules, de proposer des roues au diamètre plus grand, de 14 pouces. Et ça change tout ! Cela offre au scooter une bien meilleure tenue de route qu’un 12 pouces et un vrai confort supplémentaire pour le conducteur.
Grâce à ses grandes roues, mais aussi ses excellentes suspensions, le MQI GT a absorbé parfaitement les innombrables aspérités de la voirie parisienne, ne nous a pas brisé le dos sur les rues pavées, nous a permis de passer dos-d’ânes et nids de poule avec aisance. La conduite est souple, facile et la position de conduite confortable. Une sensation confortée par la progressivité des freins, réactifs mais pas brutaux, faciles à appréhender.

roues

Une autonomie correcte à ce tarif

Pour faire baisser le prix de son scooter, Niu a rogné sur l’élément qui coûte le plus cher : les batteries, évidemment amovibles et rechargeables avec une simple prise secteur. Contrairement à ses modèles NQI, à l’autonomie supérieure, Niu a ici intégré deux accus de seulement 1,48 kWh, qui pèsent chacun dix kilogrammes. C’est pratique : on peut charger tour à tour l’une ou l’autre batterie, ce qui évite d’avoir à transporter les deux. On vous recommande toutefois de les charger ensemble (ce qui prend environ 6 heures lorsqu’elles sont à plat), via l’adaptateur fourni.
À noter au passage un petit détail gênant si vous habitez dans un petit appartement : le chargeur est bruyant et pourrait vous importuner si vous tentez de dormir à côté !

Il est possible de rouler avec une seule batterie… Mais dans ce cas, le scooter perd une grande partie de sa puissance, et n’est plus capable de dépasser les 45 km/h. Déconseillé, donc.

Niu indique une autonomie maximale de 74 km. D’après nos tests, qui ont consisté en un mélange de voies rapides et de déplacements à basse vitesse dans Paris en alternant entre le mode « dynamique » et « sport », on s’approche effectivement de cette distance, avec 69 km. C’est tout à fait correct pour un scooter à ce tarif, et cela permet d’envisager plusieurs trajets domicile-travail avant la recharge. Nous avons cependant constaté qu’avec une batterie déchargée aux deux tiers, le scooter devient plus mollasson…

Batterie

Un scooter moderne

Du point de vue des équipements, Niu offre une belle copie. Son phare avant est puissant et bien efficace de nuit. Il dispose de deux positions accessibles depuis les commodos, qui disposent de quelques raffinements que l’on ne trouve pas forcément chez la concurrence, comme un régulateur de vitesse (en réalité peu utile…) et une commande d’appel de phare idéalement placée derrière la poignée gauche.

cmd
Afficheur
commodo

Pratique, le MQI GT démarre sans clé. Il suffit d’en approcher et d’appuyer sur une touche de la télécommande pour démarrer le scooter. Elle sert également à le verrouiller et à le déverrouiller. En position verrouillée, le véhicule émet des sons menaçants s’il est déplacé… Pas sûr cependant que cela suffise à faire fuir un voleur.

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La clé reste toutefois indispensable à l’ouverture du coffre situé sous la selle, qui contient les batteries… et c’est tout ! La présence de deux batteries réduit à peau de chagrin la place dans le coffre, il est strictement impossible d’y stocker un casque. Vous pourrez, en revanche, y entreposer un antivol s’il n’est pas trop imposant. Il est en tout cas dommage de ne pas disposer de davantage d’espace de rangement, y compris à l’avant : on aurait aussi aimé profiter d’un vide-poche. Bref, il vous faudra peut-être envisager l’achat d’un top case, ce qui alourdira la facture.

USB

Enfin, le MQI GT est connecté, comme tous les scooters de la marque chinoise. Par le biais d’une application mobile, vous pouvez voir à tout moment sa position, grâce à une puce GPS et une carte SIM 4G intégrées. Si jamais le scooter est déplacé alors que vous l’avez verrouillé, vous recevrez immédiatement une notification sur votre smartphone. Une fonction rassurante et plutôt bien fichue. L’appli vous donne par ailleurs accès aux trajets réalisés, et à quelques statistiques intéressantes (distance parcourue, vitesse max, etc.)


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