Economie

Paris réinjecte 68 millions d’euros dans la tour Eiffel et le Palais omnisports de Paris-Bercy

Pas question de laisser sombrer la tour Eiffel ni le Palais omnisports de Paris-Bercy (POPB). La Ville de Paris, actionnaire majoritaire des sociétés qui exploitent ces deux sites importants, s’apprête à injecter plus de 68 millions d’euros pour les sortir de l’impasse financière, quitte à s’endetter elle-même. Quelque 59,4 millions sont prévus pour la tour Eiffel, et 9 millions pour le POPB. Le projet sera soumis au prochain conseil municipal, programmé du 6 au 9 juillet.

« Ce ne sont pas des investissements à fonds perdus dans des entreprises en soins palliatifs », promet Jean-François Martins, l’ancien adjoint aux sports qui préside à présent la Société d’exploitation de la tour Eiffel (SETE). Ces lieux ont évidemment perdu beaucoup d’argent avec la crise sanitaire, qui les a empêchés d’accueillir du public durant de très longs mois. Plus aucun touriste ni français, ni étranger, gravissant les étages de la « dame de fer ». Plus aucun concert ni aucun évènement sportif dans l’enceinte de Bercy. « Mais dans les deux cas, les modèles économiques ont fait la preuve depuis des années de leur robustesse à long terme, souligne l’élu centriste. Pour la Ville, recapitaliser ces structures est donc raisonnable financièrement. Et politiquement, cela a du sens. Le service public a un rôle à jouer dans le sport, la culture et le patrimoine. »

« Il faudra probablement une autre recapitalisation »

L’opération la plus lourde concerne la tour Eiffel, fermée une première fois lors du confinement du printemps 2020, de mi-mars à fin juin, puis de nouveau depuis le 30 octobre. La réouverture est à présent programmée pour le 16 juillet. Depuis le début de la pandémie, son exploitant a tenté de réduire les coûts fixes et recouru massivement au chômage partiel pour ses 350 employés. Cela n’a pas empêché la SETE, qui dépend à 80 % des recettes de billetterie, d’essuyer une perte de 52 millions en 2020, année noire où le chiffre d’affaires est tombé à 25 millions d’euros, contre 99 millions l’année précédente. Un nouveau déficit est attendu en 2021. Il pourrait approcher les 70 millions d’euros.

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Les fonds propres ayant été mangés par cette perte, renflouer la SETE devenait indispensable. La recapitalisation atteindra 60 millions d’euros, dont 99 % pour la Ville, et 600 000 euros à la charge de la Métropole du Grand Paris, qui maintiendra ainsi sa participation de 1 %. « Cette recapitalisation va nous permettre de couvrir le déficit de 2020 et une partie de celui de 2021, précise Jean-François Martins. Mais il en faudra probablement une autre en 2022. » Son ampleur dépendra de la vitesse à laquelle les touristes reviendront visiter le monument emblématique de la capitale. « Pour l’heure, on nettoie, on polit, on teste les ascenseurs », raconte le président de la SETE.

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