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spectateur lors d’une course ETCR 

Nous avons assisté aux premières épreuves du nouveau championnat Pure ETCR, inédite catégorie de voitures de tourisme électriques. Récit et impressions.

Silence, le départ de la super finale Pure ETCR va être donné. Pas un bruit. Faute de moteur thermique, mais aussi de spectateurs, on entend les corneilles croasser. Le tour de chauffe, comme les qualifications, s’est déroulé en silence.

Étrange ambiance, qui invite davantage à l’étonnement qu’à l’admiration. S’il y avait des enfants, on les entendrait crier. S’il y avait des adultes, on pourrait les entendre applaudir.

Mais non, dans l’enceinte du circuit de Vallelunga, à quelques encablures de Rome, il n’y a personne d’autres que les invités, les collaborateurs, les VIP et quelques journalistes. Chut ! On se croirait dans un stade de rugby, à l’instant où le demi d’ouverture se concentre avant de taper la pénalité.

Pour les oreilles, le spectacle offert par le Pure ETCR est déroutant. Pour les yeux… il est un peu décevant. Six voitures, pas une de plus, forment lors des finales ce qui ressemble à une mini grille de départ.

Ceci dit, elles sont belles : la Giulia, tout de rouge vêtue, ferme la marche, devancée par deux jolies Cupra Leon entre lesquelles s’est glissé une autre Alfa, et enfin les deux Hyundai. Ces dernières, qui occupent la première ligne, jouent avec le règlement qui leur impose d’avoir au minimum 4 portes.

Alfa Romeo / Hyundai / Cupra - Pure ETCR

Il s’agit pourtant de coupés, des Veloster plus connus pour leur originalité que pour leur succès commercial : ce modèle atypique bénéficie de deux portes côté droit et d’une autre à l’opposé. Ce qui fait trois « portes », auxquelles s’ajoute le hayon. Le compte est bon. Cela fait donc 26 portes (les Cupra en ont 5 chacune) prêtes à en découdre.

Les feux s’éteignent. Ça part vite. Et le bruit rappelle celui d’une voiture radiocommandée d’enfant. N’empêche qu’avec environ 900 Nm et 500 kW (soit 680 ch) extraits de quatre moteurs pour entraîner l’essieu arrière, ça fuse.

Et à la fin du premier tour, lorsque les six énervés se présentent de nouveau en parallèle de la voie des stands, un flatteur et impressionnant bruit de turbine les précède. L’avenir de la course automobile sera différent, mais certainement pas nul. Et les pneus qui ne crissent pas n’ont pas encore été inventés…

Une sortie de piste et deux crevaisons plus tard, il ne reste plus que trois concurrents à la fin des 7 tours, sûrs de finir sur le podium ! Mais en fait non. Ils seront qualifiés pour la manche finale, parcourue le lendemain sur un tracé légèrement différent ! Enfin je crois.

Car le déroulé des courses paraît presque farfelu : après un tirage au sort, des poules de six pilotes (deux voitures par écurie) sont formées. La qualification, en seulement un tour lancé, détermine les places sur la grille.

Alfa Romeo / Pure ETCR - photo D.R.

Le temps pour les écuries de mettre les voitures en charge, une deuxième manche sera lancée. Avec les six mêmes bolides, mais aux mains de pilotes différents. C’est à n’y rien comprendre…

C’est sans doute pour les aider à assimiler le principe et leur laisser le temps de digérer qu’aucun divertissement n’était proposé aux spectateurs absents : pas de boutique itinérante, de concert ni aucune forme d’animation. Ce détail, qui n’en est pas un, devrait toutefois très rapidement évoluer.

Le spectacle du Pure ETCR, ce championnat électrique naissant, mérite néanmoins d’être amélioré. Comme le comptage des points et le déroulé de l’évènement, auquel même certains membres d’écurie ne sont pas acclimatés.

On peut également rêver à de nouveaux participants, à un plateau élargi où figureraient des constructeurs français, allemands, japonais, américains ou chinois.

Cupra / Pure ETCR - photo D.R.

Et à un public présent, et à d’autres courses de différentes catégories organisées en parallèle, entre deux recharges, comme lors des meetings prévus en Espagne, du 9 au 11 juillet, ainsi qu’en Corée, du 15 au 17 octobre.

Mais en attendant, le week-end n’est pas suffisamment envoûtant, même si les lourdes voitures (1 800 kg chacune !) roulent vite, aux mains de vrais pilotes expérimentés et pas avares en dépassements.

Enfin, pour info, aucune course n’est programmée en France. Mais pour la première année de ce championnat Pure ETCR, ce n’est peut-être pas si grave…

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