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Le contrôle technique fête ses 30 ans !

Déjà trois décennies que le contrôle technique a vu le jour. L’occasion de revenir sur ses avancées et son avenir.

Trente ans déjà ! Si aujourd’hui, emmener sa voiture au contrôle technique est presque une habitude, cela n’a pas toujours été le cas. En effet, avant la mise en place le 18 juin 1991 de cet examen, il n’existait aucune obligation de faire vérifier le bon état de son véhicule. Cependant, l’idée d’un tel dispositif était déjà dans les esprits depuis de longues décennies, puisque dès les années 1950, un auto-bilan avait été mis en place, sur la base du volontariat. Concrètement, un camion passait dans les viles et villages et contrôlaient les véhicules de ceux qui le souhaitaient, que ce soit les phares ou encore les freins, des systèmes indispensables à la sécurité du conducteur et des autres usages de la route. Au fil du temps, le contrôle technique s’est amélioré, avec l’apparition de centres fixes au début des années 1970, mais ce n’est que 20 ans plus tard qu’il devint finalement obligatoire. Si l’arrêté parut donc le 18 juin 1991, c’est le 1er janvier 1992 qu’il entra en vigueur, avec un but : lutter contre l’insécurité routière.

En effet, à l’époque, la mortalité sur les routes était très haute, alors que l’on comptabilisait environ 10 000 morts par an. Mais l’arrivée du contrôle technique coïncidait également avec les débuts des considérations écologiques, et donc de la vérification des émissions polluantes. D’abord uniquement réalisé lors des ventes, ce contrôle devint par la suite obligatoire pour tous les véhicules légers, et ce quatre ans après l’achat puis tous les deux ans. Mais la réforme la plus importante arriva en 2018, avec l’arrivée de nombreux points de contrôle supplémentaires, ainsi que des défaillances critiques. Une évolution qui n’avait alors pas manqué de créer la polémique et d’effrayer les automobilistes, à tord. En effet, en 2020, seulement 0,8 % des contre-visites concernait ce type de défaillance, obligeant alors le propriétaire du véhicule à effectuer les réparations le jour-même avant minuit. C’est donc très peu, alors que plus de 25 millions de véhicules sont contrôlés chaque année dans l’ensemble des 6 500 centres répartis dans toute la France.

De nombreuses évolutions à prévoir

Si le contrôle technique a bien évolué au fil des décennies, de nombreux changements sont encore à prévoir pour les prochaines années. L’essor des véhicules électriques et hybrides aura en effet un impact certain sur l’examen et sur les divers points de contrôle. De leur côté, les modèles thermiques seront quant à eux soumis à des normes plus strictes, et donc à des contrôles plus poussés en ce qui concerne les émissions. Mais les véhicules particuliers ne seront bientôt plus les seuls à devoir être vérifiés régulièrement, puisque dès 2023, l’ensemble des deux-roues motorisés y seront également soumis. Comme pour les voitures, ceux-ci devront donc faire vérifier le bon fonctionnement de leurs phares et des freins ainsi que le respect des normes de pollution et de bruit. Une décision déjà contestée par la Fédération Française des Motards en Colère, qui la jugent totalement inutile.

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