Economie

La fête en discothèque pourra reprendre cet été, à condition de présenter son passe sanitaire

Alain Griset, ministre chargé des petites et moyennes entreprises, et Roselyne Bachelot, ministre de la culture, sur le perron de l’Elysée, le 21 juin.

Bas les masques et en piste ! Les discothèques rouvriront « à compter du 9 juillet », et les concerts avec du public debout seront à nouveau autorisés à partir du 30 juin, a annoncé Alain Griset, le ministre chargé des petites et moyennes entreprises (PME), le 21 juin à l’issue d’une réunion à l’Elysée qui rassemblait, notamment, Emmanuel Macron et les représentants des discothèques et des lieux festifs.

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Disposer enfin d’une date de réouverture représente un soulagement certain pour les propriétaires d’établissements fermés depuis maintenant quinze mois à cause du Covid-19. Après les magasins, les restaurants ou les salles de cinéma, c’est le tour des discothèques de renouer avec un fonctionnement plus normal. « C’est très positif », s’est réjoui Thierry Fontaine, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie Nuit (UMIH Nuit), à la sortie de la réunion avec le gouvernement. « Nous allons finalement pouvoir nous projeter, c’est très important pour l’avenir, même pour ceux qui n’ouvriront pas tout de suite », a ajouté M. Fontaine.

« Nous allons finalement pouvoir nous projeter, c’est très important pour l’avenir, même pour ceux qui n’ouvriront pas tout de suite », Thierry Fontaine, président de l’UMIH Nuit

La reprise se fera néanmoins sous conditions. Les établissements ne pourront ouvrir leurs portes qu’avec une jauge de 75 % à l’intérieur. Elle sera de 100 % à l’extérieur. Et, en 2021, on ne fera pas la fête comme en 2019. Seules les personnes pleinement vaccinées ou munies d’un test (PCR ou antigéniques) négatif de moins de 48 heures pourront entrer dans les boîtes de nuit. La solution d’autotests réalisés à l’intérieur des établissements, proposée par les professionnels, a été refusée par le gouvernement. En revanche, le port du masque ne sera pas obligatoire, mais restera recommandé, permettant « d’alléger le protocole sanitaire à l’intérieur ». Un grand soulagement pour les discothèques.

Les principaux syndicats professionnels du milieu de la nuit travaillaient conjointement avec le ministère de la santé et Bercy depuis début juin, afin d’établir des conditions de réouverture qui allient sécurité sanitaire et viabilité économique. En cette journée de la fête de la musique, « le président [de la République] s’est montré très à l’écoute », s’est félicité Thierry Fontaine.

Risque de pénurie de main-d’œuvre formée

« Le point important, c’est que la réouverture n’est pas une injonction, mais une possibilité » pour les établissements qui se sentent en mesure de le faire, pointe Renaud Barillet, dirigeant d’une dizaine d’établissements (La Bellevilloise, La Rotonde). Pour ceux pour lesquels la réouverture ne serait pas envisageable avant septembre – par manque de personnel formé ou par manque de temps –, « les aides seront maintenues à 100 % ». En effet, outre un délai « très court pour s’organiser », la reprise de la fête promet d’être freinée par la pénurie de main-d’œuvre qui affecte déjà les bars et restaurants de l’Hexagone.

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