Technologie

Test du Netgear Nighthawk M5, le routeur mobile 5G qui vous promet du Wi-Fi 6 partout

Depuis le Nighthawk M1, Netgear s’applique à faire évoluer son offre de routeur mobile. La dernière itération en date place la barre haut, en conservant la base de ce qui a fait le succès des deux générations précédentes, et en ajoutant le meilleur de ce que les réseaux sans-fil ont à offrir, le tout saupoudré de quelques ajustements.

Compacité et puissance

Ainsi, dans ce boîtier, compact – il ne mesure que 10,5 cm de côté pour 2,15 cm d’épaisseur -, on trouve le Snapdragon X55, de Qualcomm, qui fait les riches heures de la 5G depuis son lancement. Il s’agit, ici, évidemment de 5G sub-6 GHz (non standalone, donc), qui promet des débits théoriques de 3,2 Gbits/s, tandis que la 4G LTE, qui est toujours de la partie, affiche un fier Cat 20, pour des débits théoriques de 2 Gbits/s. Le Nighthawk embarque quatre antennes (MIMO 4×4) pour les connexions mobiles, afin d’assurer les meilleurs débits possibles pour la connexion entrante, qui sera ensuite distribuée aux ordinateurs connectés.
Côté Wi-Fi, c’est donc le Wi-Fi 6 qu’on trouve, avec deux antennes dédiées (MIMO 2×2), et, bien entendu, deux bandes de fréquences autonomes, 2,4 et 5 GHz. Les débuts cumulés théoriques sont fixés à 1,2 Gbit/s en 802.11ax. Autant dire que la promesse est belle.

Le choix de la connexion

Mais Netgear va plus loin et pense à ceux qui doivent avoir le choix pour s’assurer les meilleurs débits possibles. Ainsi, le Nighthawk M5 intègre deux connecteurs physiques pour relier un ordinateur. La prise USB 3.1 Gen-2, au format USB-C, permet de brancher directement un ordinateur portable, par exemple, pour bénéficier de débits théoriques de 3 Gbits/s. A noter : puisque ce port sert également à recharger la batterie de 5040 mAh, vous rechargerez le routeur tout en vous y connectant.

L’autre connecteur est un port Ethernet Gigabit, qui peut soit servir à brancher un ordinateur en filaire, pour bénéficier du meilleur débit, soit être connecté à une box ou à un réseau Ethernet quelconque (dans une salle de conférence, une chambre d’hôtel, etc.) Dans ce dernier cas, vous pourrez demander au Nighthawk M5 de donner la priorité à la connexion filaire, ce qui économisera vos abonnements data. Evidemment, dans ce cas-là, le débit maximal théorique sera de 1 Gbit/s.

Une configuration facile, mais pas toujours au top

Comme les précédents modèles, le M5 est extrêmement facile à mettre en route. On fait sauter le capot inférieur, ôte la batterie, glisse la carte nanoSIM dans son emplacement (n’espérez pas y placer une miniSIM, et n’espérez pas non plus trouver un deuxième slot…), on remet le tout en place et appuie sur le bouton démarrage.

La configuration de base est alors extrêmement facile et peut se faire sans sortir son smartphone de sa poche. Il faudra utiliser les deux boutons (Home et retour), situés sur la face avant, à droite d’un écran tactile couleur, agréable et lisible, avec sa diagonale de 2,5 pouces environ. On lui reprochera toutefois d’être capricieux et tactile… quand il le souhaite. Il faut parfois s’y reprendre à plusieurs fois pour valider une option, saisir une lettre, etc. C’est d’autant plus désagréable qu’il peut fonctionner parfaitement, avant de ne plus rien vouloir entendre, sans véritable raison.

Sur ce point, Netgear a clairement du progrès à faire. Ce qui est un peu dommage, parce que l’interface intégrée au routeur est plutôt bien pensée. La traduction en français n’est pas toujours très claire, mais on finit toujours par comprendre de quoi il s’agit.

Heureusement, il est possible de configurer le routeur de deux autres manières. L’une est l’application mobile de Netgear. Elle a un avantage : celui de vous donner l’impression de voyager dans le temps. Car son design (et ses couleurs) rappelle les plus belles heures des routeurs du début des années 2000. Elle souffre aussi d’un manque certain d’homogénéité dans son approche, on passe de petits menus qui font très Web sur PC à un interface mobile.

Néanmoins, elle donne accès à l’ensemble des options qu’on peut être appelé à utiliser régulièrement : configuration du réseau principal, d’un réseau invité, liste des périphériques connectés, ce qui est toujours opportun quand on partage un forfait données limité, contrôle parental (via openDNS), etc.

Si cette appli ne vous emballe pas, la troisième façon d’interagir pourrait avoir votre faveur. Comme avec tout bon routeur de geek, il est possible d’accéder à l’interface de configuration depuis un navigateur Web. En l’espèce, l’interface est bien plus moderne, et elle s’adapte parfaitement à une consultation mobile. Petite remarque toutefois, sur iOS, nous vous recommandons de plutôt utiliser Chrome que Safari pour la simple et bonne raison que le navigateur par défaut de l’OS mobile d’Apple peine parfois à afficher les boutons et menus comme il faut. Ce qui pose parfois problème, pour régler certaines options.

Terminons ce point sur les réglages en précisant qu’une fois encore, pour un appareil haut de gamme et si coûteux, Netgear ne propose pas de solution de sécurité intégrée. C’est bien dommage, parce qu’un hotspot mobile pourrait gagner à être bien surveillé et protégé.

Deux couvertures pour le prix d’une

Comme à notre habitude, nous avons testé ce routeur dans notre appartement parisien, qui n’aime rien d’autre que de compliquer la vie des routeurs Wi-Fi en imposant des murs porteurs épais et réguliers au fil d’un appartement tout en longueur.

L’objectif avec le Nighthawk M5 n’est évidemment pas de couvrir toute la surface de ce logement, mais de voir comment il se comporte et jusqu’où. Il est par ailleurs intéressant de dessiner notre heatmap habituelle, car le M5 propose une fonction intéressante, qui permet en théorie d’augmenter la portée du réseau émis, en sacrifiant un peu de batterie.

Puisqu’on parle de la batterie, deux remarques. Premier point, avec un usage plutôt sage de notre connexion à Internet (Mail, Web, un peu de YouTube et un peu de streaming musical, nous avons noté une baisse d’environ 10% de batterie par heure. En poussant la puissance d’émission, dans des conditions à peu près identiques, nous avons noté que la baisse de la batterie est plutôt d’un peu plus de 15%.

Second point, s’il ne nous est pas arrivé de tomber en panne de batterie, car il est facile de le recharger alors qu’il fonctionne, on regrettera que l’adaptateur secteur du Nighthawk M5 soit si gros et lourd, proportionnellement au boîtier. Il représente presque un tiers de sa taille, et de son poids… Heureusement, le fait que la recharge se fasse par le port au format USB-C permet d’envisager de s’en passer pour faire le plein de la batterie du routeur.

Comme nous l’avons dit plus haut, le module Wi-Fi 6 embarqué dans le M5 émet sur les deux fréquences habituelles. Si le 5 GHz assure de meilleurs débits et résiste mieux aux interférences, c’est la bande des 2,4 GHz qui offre la meilleure couverture. C’est donc avec cette fréquence que nous avons réalisé notre heatmap.

Si l’infographie ci-dessus ne s’affiche pas, cliquez ici.

Avec le réglage par défaut, on constate que la couverture du routeur est suffisante pour une pièce assez vaste. Les meilleures performances (pour faire simple, les zones vertes), dépassent légèrement cet espace d’une vingtaine de mètres carrés. Évidemment, quand on s’éloigne, passés les cinq mètres, la couverture se dégrade rapidement, surtout là où les murs porteurs s’interposent.

Quand on active la fonction de renforcement de la puissance d’émission, on voit clairement que la zone de couverture opérationnelle est bien plus importante. La qualité est non seulement meilleure dans la pièce principale, mais elle est suffisante pour conserver un signal correct jusqu’à un peu plus de cinq mètres du routeur.

Le Nighthawk M5 n’est donc pas la solution pour couvrir votre domicile – on l’avait deviné. En revanche, il sera tout à fait adapté pour couvrir la pièce à vivre d’une location, une chambre d’hôtel si vous souhaitez pouvoir connecter plus d’appareils que les deux ou trois généralement autorisés, etc. Mais que vaut-il en matière de débit ?

Une grande variété de débits

Aussi bon soit le routeur utilisé pour l’établir, un réseau Wi-Fi aura toujours à batailler avec les interférences des réseaux voisins, avec les matériaux plus ou moins coopératifs des meubles et murs alentours.

Voilà pourquoi Netgear a eu une bonne idée en offrant le meilleur du Wi-Fi, mais également d’autres options, qui pourront convenir à certains cas d’usage. Nous avons donc réalisé quelques mesures avec différents scénarios d’utilisation. 

Mais avant de les détailler, parlons d’abord d’un premier cas, qui n’est pas forcément représentatif du meilleur que pourra vous offrir le Netgear Nighthawk. Mais qui a toutefois le mérite de fixer un cas concret d’utilisation : un partage en Wi-Fi 6 de la connexion entrante en 5G, où la réception du signal est bonne. Dans ce contexte, nous avons mesuré des débits entre un Mac connecté en Wi-Fi (5 GHz) et le monde extérieur via la connexion 5G (Abonnement Orange).

Nous avons alors observé des débits entrants (descendants) stables de 230 Mbits/s, tandis que les débits montants oscillaient autour de 9,3 Mbits/s. Largement de quoi streamer de la vidéo (même 4K), se connecter à Internet, relever des mails, jouer en ligne éventuellement, etc.

A noter qu’en connectant le MacBook Pro M1 au routeur en USB au même endroit, on a obtenu des débits sensiblement identiques. 

L’élément limitant étant donc en l’occurrence la connexion 5G entrante, autrement dit l’élément qui échappe à notre contrôle, une fois qu’on a cherché le meilleur point de réception du signal. 

Pour nos autres tests de mesure, nous avons pris un autre parti, celui de voir ce que peut donner le Nighthawk M5 dans les meilleures conditions. L’objectif étant de constater ce que le Wi-Fi 6 peut donner quand il est connecté à une connexion filaire solide et stable, qui dépasse le gigabit par seconde. Nous l’avons donc connecté en Ethernet à une box. Que constate-t-on donc quand on assure au M5 une bonne connexion entrante ?

Si l’infographie ci-dessus ne s’affiche pas, cliquez ici.

Tout d’abord, que la connexion en 2,4 GHz est toujours le parent pauvre en matière de débit. Mieux vaudra connecter vos appareils récents et avec lesquels vous avez besoin d’une bonne connexion en 5 GHz. Même entre 5 et 10 mètres, les débits qu’offre le 2,4 GHz ne sont pas fulgurants. Il devraient toutefois permettre de streamer des vidéos 4K, ce qui est déjà pas mal

Ensuite, qu’il y a un vrai gain en couverture, on l’a vu, mais aussi en débit, quand on active le mode « boost » de l’émission des réseaux Wi-Fi.

Enfin, qu’il ne faudra pas, mode boost activé ou non, espérer surfer ou utiliser agréablement le réseau Wi-Fi au-delà des 10 mètres. Mais, une fois encore, il faut garder en tête que ce routeur est une solution mobile, là pour vous connecter quand vous n’avez pas d’autres moyens d’accéder à Internet. C’est la solution de dernier recours, celle qui est là pour vous garantir de pouvoir envoyer ces rushes vidéos dans les temps ou de relever un mail important quand il le faut. Pour l’envoi de vidéo, il faudra parfois être patient, l’upload n’était pas toujours au top, pour le reste, la mission semble plutôt être remplie.

D’ailleurs, pour conclure sur nos tests de débits, indiquons qu’en connectant votre Mac en USB et le routeur en Ethernet, nous avons obtenu des débits de premier ordre, 913 Mbits/s en moyenne en flux descendant et 673 Mbits/s en flux montant. Il y a donc moyen, en contournant le sans-fil de maintenir des débits de très bons niveaux, pour les cas d’urgence.


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