Economie

Nouvelle polémique autour des ventes privées d’Amazon

Des camions patientent à l’extérieur du centre de distribution d’Amazon, à Staten Island, dans l’Etat de New York, le 21 avril 2020.

La controverse a été rapidement étouffée. « Deux jours d’économie sur plus de 2 millions d’offres exceptionnelles dans le monde entier », a promis le géant américain du commerce en ligne Amazon, pour son événement promotionnel annuel Prime Days, réservé à ses abonnés, qui se tiendra les lundi 21 et mardi 22 juin. Il n’en fallait pas davantage pour faire bondir une partie des fédérations qui défendent les petits commerces.

Elles ont dénoncé, à la faveur d’une tribune publiée le 13 juin dans Le Journal du dimanche, ce qu’elles considèrent être « une provocation ». D’autant qu’elles étaient déjà parvenues à convaincre le gouvernement de repousser les soldes, initialement fixés le 23 juin. « Alors que Bercy a officiellement déclaré les soldes d’été au 30 juin, Amazon décide de court-circuiter les commerçants français en organisant de façon anticipée ses Amazon Prime Days », a indiqué dans un communiqué, diffusé le 14 juin, ce collectif baptisé « Sauvons nos commerçants », qui revendique plus de 500 000 commerçants et 1 million de salariés.

Lire aussi : « Amazon qui nous matraque avec son “Black Friday”, quelle indécence ! » : à Blois, les petits commerçants jouent leur survie

Il en demandait purement et simplement « l’annulation, au nom des intérêts économiques français », estimant qu’Amazon « cherche une nouvelle fois à tirer profit de la situation difficile de reprise d’activité des commerces physiques ». « En lançant ses promotions tout juste avant le début des soldes, le géant du Web cherche à capter un maximum de clientèle et de pouvoir d’achat avant que les consommateurs ne soient autorisés à profiter des soldes chez leurs commerçants. » Les membres du collectif espéraient ainsi réitérer le coup d’éclat du Black Friday, lorsque Amazon, sous la pression du gouvernement, avait repoussé au 4 décembre la tenue en France de ses promotions, qui était initialement prévues le 27 novembre 2020, la veille du second déconfinement.

Afin d’apaiser les esprits, une réunion d’urgence en visioconférence a été organisée, mardi 15 juin en fin de journée, autour d’Alain Griset, le ministre délégué aux PME. Objectif : « les écouter », tout en « dépassionnant le débat », mais aussi leur expliquer que « tout le monde fait des ventes privées en ce moment », souligne-t-on à Bercy. « Tout commerce qui le souhaite peut faire des offres promotionnelles, à condition que ce soit dans un délai court et à une fréquence limitée. » Et, surtout, que le commerçant ne vende pas à perte, ce qui est réservé aux périodes de soldes.

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