Economie

Les recommandations de l’Observatoire de la qualité de vie au travail « pour une sortie de crise réussie »

« Malgré la débauche de moyens déployée par ces entreprises, peu d’employeurs échapperont sans doute à cette question de fond : pourquoi certains salariés sont si réticents à retourner à la « vie de bureau d’avant » ? »

« Collaboration sans surconnexion, c’est possible ? » « Comment maintenir le “travail ensemble” quand les équipes sont éclatées ? » « Travailler ensemble : quels enseignements de la crise ? »… Les thématiques abordées lors des (web) conférences organisées à l’occasion de la Semaine pour la qualité de vie au travail (QVT), du 14 au 18 juin, témoignent de ce changement de paradigme : la crise sanitaire a déclenché un basculement décisif dans nos façons de travailler et de collaborer. La qualité de vie au travail s’invite désormais à la maison. Pour le meilleur ou pour le pire ? La question demeure en suspens.

Alors que les enquêtes s’enchaînent sur les conséquences de l’adoption massive du télétravail sur le bien-être des salariés, Jérôme Ballarin, le président de l’Observatoire de la qualité de vie au travail, en est convaincu : pour les employés, il est hors de question de retourner en arrière : « A l’occasion de la crise sanitaire, la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle a dû se réinventer. Les salariés en télétravail ont mis en place de nouveau rituels, gagné en temps de transport. En même temps, il y a l’envie de retrouver ses collègues. Ce qui est sûr, c’est que la demande de flexibilité a pris de l’ampleur. »

Son observatoire, qui se penche depuis treize ans sur les « bonnes pratiques » des entreprises pour concilier vie personnelle et professionnelle des salariés, a formulé dix recommandations aux employeurs pour réussir la sortie de crise sans désengagement des salariés.

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Au cœur de son programme : le choix d’une organisation du travail hybride tenant compte des contraintes de chacun, en trouvant le bon équilibre entre travail en présentiel et à distance, renforcement du dialogue social, management participatif et écoute des salariés.

« Un rôle de révélateur »

Mais en quoi la période actuelle inciterait les manageurs et les responsables des ressources humaines à être davantage à l’écoute des aspirations des salariés ? « Bien sûr, cela va dépendre avant tout du management et de la volonté des chefs d’entreprise, admet Jérôme Ballarin. Mais la crise a joué le rôle de révélateur. Même les manageurs les plus rétifs au télétravail ont compris que cela pouvait fonctionner. » Des manageurs qui ont vu leur rôle remis en question pendant cette crise : « Par la force des choses, les salariés ont expérimenté une relation de travail davantage basée sur la confiance, constate le président de l’Observatoire de la qualité de vie au travail. Aujourd’hui, ils aspirent à un mode de management plus participatif. »

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