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notre avis sur le SUV urbain


Avec sa bouillAvec sa bouille joviale, sa polyvalence et son confort, le C3 Aircross s’est fait une belle place parmi les crossovers urbains. Retouches à mi-carrière.

Tout en conservant sa bouille joviale, le C3 Aircross gagne en maturité en adoptant une nouvelle face avant plus dynamique, officiellement inspirée du magnifique concept-car CXPérience de 2016, et déjà reprise par la C3 restylée. Un style qui évite toutefois le côté agressif de nombre de ses concurrents parmi lesquels son cousin le Peugeot 2008, trop martial à notre sens. La personnalisation reste également l’une de ses caractéristiques avec pas moins de 70 combinaisons possibles par le truchement de 7 teintes de carrosserie, différents packs Colors, qui jouent sur les inserts extérieurs, un nouveau design des strippings de custodes et de nouvelles jantes alu ; sans oublier 4 ambiances intérieures. L’habitacle est au diapason avec une belle luminosité, ici renforcée par un toit panoramique ouvrant. Ce « nouvel » Aircross adopte les fameux sièges « Advanced Comfort » déjà appréciés par les propriétaires de C4 cactus, C5 Aircross et C3 restylée. Lesquels, outre un design et une sellerie très élégants, façon fauteuils d’intérieur, se distinguent par leur mousse d’accueil, ici épaissie de 15 mm, et leur excellent confort. Les plastiques durs de la planche de bord sont égayés par un bandeau en tissu, tandis que les accoudoirs sont légèrement rembourrés. Quant à l’écran multimédia tactile, dont la taille grimpe à 9’’, il s’avère aussi lisible – en particulier le GPS – que commode, même si l’on peste contre l’absence d’un mode de retour automatique au menu précédent, obligeant à d’inutiles manipulations. L’habitabilité demeure l’une des autres grandes qualités du C3 Aircross, en particulier à l’arrière où les passagers profitent d’une banquette coulissante (sur 15 cm), qui permet de privilégier l’espace aux jambes ou le volume du coffre (de 410 à 520 litres).

Un confort typiquement Citroën, de loin le meilleur du segment…

Ce petit crossover conserve un comportement ultra-sain qui, à défaut de se montrer dynamique, se révèle très rassurant car toujours très prévisible. Mention particulière aux pneumatiques Bridgestone Turenza T005 (Citroën n’est plus marié à Michelin !) qui renforcent le grip du train avant. Reste à composer avec un amortissement typé confort qui, sur petites routes tournicotantes, génère un roulis assez prononcé qui nous a rappelé – toutes proportions gardées – l’Ami 8 de notre jeunesse ! Il en est de même du maintien latéral des sièges, pas vraiment « Advanced ». Reste un confort typiquement Citroën – de loin le meilleur du segment – même si les plus intégristes des (vieux) Citroënnistes déploreront quelques infimes percussions à mettre en partie sur le compte de notre monte pneumatique en 17’’. L’insonorisation se révèle, elle aussi, de très bon niveau, y compris celle de la mécanique, à peine audible aux allures réglementaires. Dans sa déclinaison 130 ch, le petit 3-cylindres 1.2 litre PureTech, ici exclusivement associé à la transmission automatique Eat6 – qui dispose de deux rapports de moins que chez Peugeot – fait très correctement son job, même si ses performances n’ont rien de révolutionnaire, d’autant que la transmission joue plus la carte de la douceur que celle de la réactivité. Quant à la consommation de cet attelage, elle varie de moins de 6 litres à un peu plus de 10 litres « à la Loeb », avec une moyenne réelle qui s’est établie à 6,9 litres sur notre parcours mixte ville-route. Parmi les équipements, de série ou en option selon la finition, notons l’affichage tête-haute, la reconnaissance des panneaux, le freinage d’urgence, les phares automatiques ou encore la clef mains-libres et la caméra de recul.
Notre verdict
Moins dynamique que ses rivaux tricolores, les Peugeot 2008 et Renault Captur, ce C3 Aircross joue la carte du confort tout en offrant une même polyvalence.

Technique

Moteur: 3-cylindres, 12 soupapes, injection directe essence, turbo, distribution variable, 1 199 cm3, stop & start, FAP
Transmission: traction, automatique 6 vitesses
Puissance(ch à tr/min) : 131 ch à 5 500 tr/min
Couple(Nm à tr/min) : 230Nm à 1 750 tr/min
Poids(kg) : 1 205
Réservoir : 45 litres
Coffreà 5/à 2 (litres) : 410 à 520/1 289
0 à 100 km/h : 9’’
Vitesse maxi : 197 km/h
Conso moyenne(constructeur/durant l’essai) (l/100 km) : 6,2/6,9
CO2(g)/malus : 138/140 g/170/210 €
Prix : 25 500 € (Shine)
A partir de 23 750 € 

On aime

  • Polyvalence
  • Confort
  • Habitabilité-modularité
  • Douceur de conduite
  • Sobriété 

On aime moins

  • Manque de dynamisme
  • Performances quelconques

Parmi les concurrentes :

  • Peugeot 2008 1.2 PT 130 Eat8, 130 ch, à partir de 26 500 €
  • Renault Captur 1.3 TCe 140 EDC,140 ch, à partir de 25 750 €
  • Fiat 500X T4 150 DCT, 150 ch, à partir de 25 890 €
  • Hyundai Bayon 1.0 T-Gdi 100 DCT-7, 100 ch, à partir de 23 600 €
  • Mazda CX-3 2.0 Skyactiv-G bva, 121 ch, à partir de 27 500 €
  • Nissan Juke 1.0 DIG-T 117 DCT, 117 ch, à partir de 23 890 €
  • Opel Crossland 1.2 turbo 130 bva, 130 ch, à partir de 25 315 €
  • Seat Arona 1.0 EcoTSi 117 DSG, 117 ch, à partir de 22 700 €
  • Volkswagen T-Cross 1.0 TSi 110 DSG7, 110 ch, à partir de 25 465 €

A lire/à voir aussi sur auto-moto.com :

Essai Renault Captur

Peugeot 2008 vs Fiat 500X

Essai-vidéo Hyundai Bayon

Essai-vidéo Seat Arona


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