Politiques

Nicolas Sarkozy se défend avec véhémence au procès Bygmalion


Nicolas Sarkozy était auditionné mardi 15 juin par le tribunal correctionnel de Paris dans le cadre de l’affaire Bygmalion, où quatorze prévenus comparaissent; dont treize pour escroquerie ou usage de faux. L’ancien président de la République n’est pas mis en cause dans la fraude. Il lui est reproché d’avoir laissé filer les dépenses dans sa campagne présidentielle de 2012 : vingt millions d’euros de dépassement du plafond autorisé.

>> DIRECT. Procès Bygmalion : Nicolas Sarkozy assure qu’il “n’y a pas eu d’emballement” de sa campagne en 2012

Devant le tribunal, Nicolas Sarkozy, s’est montré très combatif, voire véhément, à l’audience. L’ancien président de la République a commencé calme, souriant. “Je vais être le plus précis possible, Mme la Présidente…”, débute ainsi l’ancien chef de l’État. Puis, à mesure qu’il développe ses arguments, s’emporte, s’énerve, fait de grands gestes, se tourne vers la salle : “J’étais président, chef du G20 et dans la campagne, je dirigeais la stratégie politique, clame-t-il. Alors, l’organisation des meetings, la sono, les éclairages, je n’avais pas que cela à faire.”

“Bygmalion ? Jamais entendu parler ! C’étaient les copains de Copé. Je n’avais aucune raison de les connaître.”

Sur les factures, les dépenses qui ont dépassé largement les plafonds, l’homme répond, irrité : “Ce n’était pas mon rôle ! Franchement, je n’ai jamais vu Chirac viser une facture, jamais vu Balladur viser une facture. Cela ne se passe pas comme ça !” “Madame, ajoute-t-il plus tard, vous êtes la présidente du tribunal et vous ne savez pas combien a coûté cette salle !”

La présidente du tribunal, décrite comme particulièrement rigoureuse, ne s’est pas montrée impressionnée et a continué à dérouler ses questions, les répétant quand il n’y répondait pas, exigeant qu’il regarde bien le tribunal. Nicolas Sarkozy, alors, ne sourit plus beaucoup. La présidente détaille les meetings, certains spectaculaires. Irrité, il refuse que l’on qualifie sa campagne de dispendieuse, et qualifie de fable l'”emballement” reproché. “À Toulouse, s’emporte-t-il, on n’avait pu louer qu’un hangar, faute de sous pour le deuxième. Alors elle est où la campagne en or massif ? Elle n’était en rien différente de celle de M. Hollande ou Mme Le Pen !” Il dit n’avoir pas de souvenirs précis des notes d’alerte des experts-comptables. “Ce qui est sûr, c’est que je n’ai été ni négligent, ni imprudent”, répète l’ex chef de l’État, qui encourt un an d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende.




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