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ce qu’il faut savoir du scrutin en Bourgogne-Franche-Comté

C’est l’une des cinq régions encore aux mains du Parti socialiste mais elle pourrait basculer au soir du second tour des élections régionales. En Bourgogne-Franche-Comté, la lutte s’annonce intense entre le PS et le Rassemblement national, qui espère remporter cette région de près de trois millions d’habitants. 

Qui est la présidente sortante ? 

Marie-Guite Dufay est la présidente sortante du conseil régional, et candidate à sa réélection. A 72 ans, cette membre du Parti socialiste peut compter sur une riche expérience d’élue. Après avoir été adjointe au maire de Besançon (1995-2008), elle a succédé à Raymond Forni, mort en 2008 au cours de son mandat de président du conseil régional de Franche-Comté. Elle a été réélue présidente de la région lors des élections de 2010. En 2015, elle a pris la tête de la nouvelle région Bourgogne Franche-Comté.

Malgré son engagement au PS depuis le début des années 1990, elle a soutenu Emmanuel Macron dès le premier tour de l’élection présidentielle de 2017. Un choix qui lui a régulièrement été reproché pendant son mandat par l’aile gauche du conseil régional.

Quelles sont les listes en présence ?

Sept listes se présentent aux électeurs les 20 et 27 juin prochains. Du côté du PS, celle menée par Marie-Guite Dufay est soutenue par le Parti communiste et le Parti radical de gauche.

>> Découvrez l’ensemble des listes et candidats en Bourgogne-Franche-Comté

Elle fait face à trois autres listes classées à gauche : celle de Stéphanie Modde, soutenue par EELV, celle de Bastien Faudot, où figurent des membres de LFI et de la Gauche républicaine et socialiste (GRS), et celle de Claire Rocher, de Lutte ouvrière. Le MoDem et Agir soutiennent de leur côté la liste LREM de Denis Thuriot. A droite, Gilles Platret est à la tête d’une liste LR-UDI qui a en outre passé une alliance avec Debout la France. Julien Odoul mène quant à lui la liste du Rassemblement national. 

L’histoire qui agite la campagne

Julien Odoul a vécu une campagne compliquée. L’élu de 36 ans, loin de faire l’unanimité dans son propre camp, semble avoir été la cible de règlements de comptes internes. Sur les 24 conseillers FN élus en 2015, seuls 15 font toujours partie des rangs du Rassemblement national et parmi eux, Julien Odoul n’en a conservé que cinq sur sa liste. Amers, plusieurs conseillers régionaux ont tout fait pour qu’il perde l’investiture du parti, en multipliant sur son chemin les peaux de banane. 

Une vidéo de Julien Odoul à caractère sexuel, vieille de 14 ans, a d’abord été exhumée, jusqu’à faire l’objet d’un article du Canard enchaîné le 2 juin. Le même jour, Libération a publié un article dans lequel la domiciliation du candidat est mise en cause. Deux jours plus tard, le quotidien a révélé le verbatim puis l’audio d’une réunion du RN où Julien Odoul ironise sur le suicide des agriculteurs. Enfin, le 6 juin, Libération a rapporté des accusations d’emploi fictif concernant une assistante de Julien Odoul. Les signalements au procureur ont été émis par des conseillers régionaux RN. Pas de quoi remettre en cause le soutien dont il bénéficie de la part de Marine Le Pen, qui a dénoncé le 6 juin sur RTL des “boules puantes”.

Qui part favori ?

Au premier tour, l’avance de Julien Odoul est nette, selon le dernier sondage Ipsos pour France 3. La liste du candidat du Rassemblement national serait en tête du premier tour avec 28% des voix, devant celles de Gilles Platret (LR-UDI-DLF) et Marie-Guite Dufay (PS-PCF-PRG), avec 21% chacune. Derrière, on retrouve la liste de Denis Thuriot (LREM-Modem-Agir), avec 16% des intentions de vote. 

Au second tour, le match s’annonce serré. Selon ce sondage, la liste de la présidente sortante, qui dispose de réserves de voix à gauche, l’emporterait avec 32% des voix, devant celle de Julien Odoul, créditée de 29%. La liste de Gilles Platret, avec 21% des suffrages, se placerait en troisième position, suivie par celle de Denis Thuriot, avec 18%.




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