Economie

Le ciel s’éclaircit entre l’Union européenne et les Etats-Unis mais des différends demeurent

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le présidentdes Etats-Unis Joe Biden et le président du Conseil européen Charles Michel, à Bruxelles, le mardi 15 juin 2021.

Maintenant que le conflit Airbus-Boeing est derrière eux (pour cinq ans), les Américains et les Européens vont pouvoir se consacrer à la reconstruction de leur partenariat, sévèrement abîmé par les années Trump. Tel a été le message qu’ils ont envoyé, mardi 15 juin, à l’issue du sommet Etats-Unis-Europe, auquel participaient à Bruxelles les présidents de la Commission, Ursula von der Leyen, et du Conseil, Charles Michel, ainsi que le chef d’Etat américain Joe Biden. « L’accord que nous avons trouvé ouvre un nouveau chapitre dans nos relations », a souligné Ursula von der Leyen.

En réalité, même si la trêve entre Washington et Bruxelles sur le dossier aéronautique représente, comme l’a dit l’ex-ministre d’Angela Merkel, une « percée », elle ne présage en aucun cas des relations transatlantiques au beau fixe. « C’est un point de départ. On va intensifier notre coopération. Mais certains sujets seront bien sûr plus difficiles », a reconnu Charles Michel.

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Des différends restent sur la table, au premier rang desquels la guerre commerciale entre les deux continents sur l’acier et l’aluminium. En mai, la Commission a fait un geste d’apaisement en suspendant, pour six mois, la hausse des taxes qu’elle devait faire subir à une série de biens américains – des Harley Davidson au bourbon – en représailles aux prélèvements que les Etats-Unis imposent sur l’acier et l’aluminium européens. Ce dossier est « plus complexe », a reconnu Ursula von der Leyen, alors que ces surtaxes ne concernent pas que l’Europe, mais aussi d’autres pays dont la Chine.

Taxes carbone et sur les GAFA

D’autres dossiers laissent également présager des discussions compliquées entre Washington et Bruxelles. Joe Biden voit ainsi d’un mauvais œil le projet des Vingt-Sept d’imposer une taxe carbone aux frontières de l’Union, pour les produits importés de pays moins ambitieux en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

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Dans le domaine numérique, aussi, les Etats-Unis, qui ont à cœur de protéger les GAFA, et les Européens, qui veulent réguler le secteur et promouvoir la naissance d’acteurs locaux, ne partagent pas toujours la même vision. La taxe sur les géants de l’Internet que les Vingt-Sept ont prévu d’instaurer afin de financer leur plan de relance n’est pas du goût de la Maison Blanche, ni de la Silicon Valley, qui vote plus démocrate que républicain. D’autant que Joe Biden considère avoir déjà donné des gages de sa volonté de réformer la fiscalité internationale, en soutenant la mise en place au niveau mondial d’une imposition minimale pour les entreprises et d’une surtaxe pour les plus grands groupes. « La taxe digitale européenne ne sera pas discriminatoire et il n’y aura pas de double imposition », a assuré Ursula von der Leyen.

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