Technologie

Fujifilm Instax Mini 40 : le test complet

Dans la déferlante de photos numériques produites chaque seconde dans le monde, il est un rocher de tranquillité, un outil photographique qui permet de ralentir le temps : les Instax. Ce film positif couleur, qui a supplanté le Polaroid et est développé par Fujifilm, continue son bonhomme de chemin.
Si Fujifilm numérise le procédé par la bande avec ses imprimantes, qui s’appuient sur les mêmes films, les appareils photo mécaniques de l’entreprise japonaise restent les chouchous du public. Pour leur simplicité et leur prix : le nouvel Instax Mini 40 s’affiche à 99 euros. Et les photos, au format Instax Mini ne coûtent qu’entre 0,8 et 1 euro pièce.

Instax Mini 40 : minimalo-néo-rétro

N’allez pas chercher la tech dans ce nouvel appareil : fidèle à sa lignée, ce Mini 40 est d’une simplicité désarmante. L’électronique est réduite à sa plus simple expression avec une mesure de la lumière rudimentaire et une alimentation via de simples piles AA (LR6). Si une batterie rechargeable en USB (Micro ou C) aurait été une bonne option aussi, le fait d’utiliser des accumulateurs « normaux » renforce la rusticité de l’appareil. Rechargeables ou non, les accumulateurs de ce format se dégottent partout dans le monde, de Villefranche-de-Rouergue à Kaboul.

Côté apparence, le Mini 40 est clairement inspiré du Mini 90 NEO, avec un look néo-rétro tout de (faux) métal et de (faux) cuir noir. Mais contrairement à son aïeul plus haut de gamme, le Mini 40 est dépourvu de pas-de-vis et son électronique est simplifiés.

Très (trop ?) simple

À l’absence de pas de vis (pas vraiment vitale) il faut ajouter une mise au point fixe qui empêche les photos de détails (plus gênant) et l’absence de retardateur. Cette dernière absence est la plus dommageable pour un appareil dont la dimension sociale est bien plus forte que les considérations techniques.

On peut aussi regretter l’absence de contrôle de flash et de correction d’exposition. Mais en tant qu’appareil voué à « cadrer-shooter », il ne s’agit pas d’un manque qui nuira à la cible, a priori néophyte.

Instax Mini, le format populaire

Si notre format préféré d’Instax est le Wide, le format carré du Square offre le meilleur compromis entre encombrement et surface utile. Pourtant, le roi des formats est le format Mini. Un film qui propose les appareils photo les plus compacts et qui se trouve vraiment partout. Et dont les clichés ont l’élégance de pouvoir être glissés sans soucis dans tous les portefeuilles, dans tous les porte-cartes.

Il est bon de rappeler, dans un test d’appareil photo instantané, que l’Instax est le film qui offre – et de loin – la meilleure qualité d’image. Les Zink et autres ersatz à sublimation thermique n’ont ni la précision d’image, ni de couleurs aussi flatteuses.

Le verdict du test

Fujifilm Instax Mini 40

L’Instax Mini 40 est le plus épuré des boîtiers de Fujifilm : son design retro est le plus simple et le plus sobre de la gamme, ses fonctions sont minimalistes. Si on peut regretter certaines absences techniques (pas de vis, correction d’expo, etc.), le seul vrai reproche que nous avons à lui faire est l’absence d’un retardateur.
Au final, l’Instax Mini est le boîtier incarnant l’essence même du format : on cadre, on appuie sur le déclencheur et on récupère une vraie photo. Il laisse la guerre technico-technologique à d’autres. Et on adore.


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