Economie

Le (sport au) travail, c’est la santé

Dix mille pas et plus. Retourner plus souvent au bureau, pour travailler, pour échanger (sans écran interposé) avec les collègues, mais aussi… pour faire plus d’activité physique ? Alors que la crise sanitaire et les confinements ont entraîné chez beaucoup une prise de poids de quelques kilos, une augmentation du temps de sédentarité et une baisse du niveau d’activité physique, la réduction progressive de la part du télétravail – à partir du 9 juin – pourrait bien être un levier pour aider les Français à bouger plus et marquer ainsi quelques points pour leur capital santé.

C’est le cas d’abord pour ceux qui, pour les trajets domicile-travail, utilisent des moyens de transport actifs. A l’échelle nationale, ils sont cependant très minoritaires, selon les dernières données de recensement de l’Insee. Début 2020, ce sont encore près des trois quarts (72,8 %) des personnes en activité professionnelle qui vont travailler en voiture, ce mode de transport étant de loin le plus employé, même pour des trajets de moins d’un kilomètre. Seulement 6,4 % marchent jusqu’à leur lieu de travail, et ils sont 2,9 % à enfourcher un vélo. La part des trajets professionnels à bicyclette est cependant en progression (+ 0,9 point depuis 2015). Surtout, elle est nettement plus élevée dans les villes, atteignant 17 % dans des communes telles Strasbourg et Grenoble, toujours selon l’Insee. Et la tendance s’est probablement amplifiée depuis la pandémie.

Tous les salariés concernés

Au-delà de la mobilité active, un autre facteur va peut-être donner une impulsion à l’activité physique des salariés : les dirigeants vont être incités financièrement à faciliter le sport en entreprise. Demandé de longue date par les acteurs du secteur, un décret paru au Journal officiel le 30 mai prévoit en effet d’exonérer de cotisations et de contributions sociales « l’avantage que représente la mise à disposition par l’employeur d’équipements à usage collectif dédiés à la réalisation d’activités physiques et sportives tels qu’une salle de sport appartenant à l’entreprise ou un espace géré par elle ou dont elle prend en charge la location aux fins d’une pratique d’activité physique et sportive ». Idem pour des « prestations d’activités physiques et sportives telles que des cours collectifs d’activités physiques et sportives ou des événements ou compétitions de nature sportive ». En pratique, pour ces dernières, la limite annuelle de l’exonération de charges est « 5 % de la valeur mensuelle du plafond de la Sécurité sociale multipliée par l’effectif de l’entreprise », soit 171,40 euros par salarié et par an. Le décret précise que les prestations sont proposées à tous les salariés de l’entreprise « quelles que soient la nature et la durée de leur contrat de travail ».

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