Economie

La reprise mondiale, un levier pour la relance des entreprises françaises

Des conteneurs sur les quais du terminal EuroFos, au port de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), le 23 juillet 2020.

De son usine de savon liquide – la seule en Europe – installée entre Annemasse (Haute-Savoie) et le lac Léman, Xavier Thiry voit loin, très loin. Son regard se porte vers l’Asie, « qu’on a vue rebondir très vite, dès novembre 2020 », et vers les Etats-Unis, où il souhaiterait s’implanter. Pour le patron du Laboratoire Provendi, qui produit non seulement le savon liquide, mais travaille comme façonnier pour de multiples marques de produits d’hygiène et de beauté, le développement de l’entreprise passe plus que jamais par l’international.

« Les opportunités n’ont jamais été aussi évidentes, explique-t-il. Actuellement, je fais environ 40 % de chiffre d’affaires, soit 9 millions d’euros, à l’export. J’aimerais faire passer cette part à 55 %, et atteindre 13 ou 14 millions de chiffre d’affaires à l’export. » Pour y parvenir, cette PME de 75 salariés, épaulés par une quinzaine d’intérimaires, a investi 2 millions d’euros afin de doubler la capacité de l’usine.

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Pour les entreprises françaises, la forte reprise économique à l’œuvre tant en Asie qu’aux Etats-Unis peut devenir un levier en vue de se relancer en sortie de crise. En témoigne l’incroyable dynamisme du marché chinois. Selon les chiffres publiés lundi 7 juin, les importations y ont crû de plus de 50 % sur un an, la plus forte hausse enregistrée depuis dix ans.

« Le coût du fret a augmenté de 20 % »

Les Etats-Unis, grâce à une campagne de vaccination à marche forcée, à une politique monétaire particulièrement accommodante et aux 1 900 milliards de dollars (1 560 milliards d’euros) de relance, devraient connaître « une forte accélération de la croissance », estime William De Vijlder, chef économiste du groupe BNP Paribas. L’assureur-crédit Euler Hermes a fait les calculs. Après un recul de 8 % en 2020, le commerce mondial de biens et services devrait rebondir, à + 7,7 % en 2021 et + 6 % en 2022. Pour les sociétés de l’Hexagone, cette dynamique pourrait se traduire par une hausse de 8 % des exportations en 2021 et de 5,7 % en 2022, soit 59 milliards d’euros à gagner la première année et 47 milliards la seconde.

Les ventes de services d’assurance, de conseil, de recherche et développement à l’étranger sont bien orientées

Une perspective séduisante, même si elle peine encore à se concrétiser, comme l’attestent les chiffres du commerce extérieur de la France, publiés mardi 8 juin. La reprise de la demande a bien fait grimper les exportations de 400 millions d’euros, mais les importations ont progressé près de deux fois plus vite, faisant plonger le déficit. En revanche, les échanges de services se rééquilibrent un peu : les ventes de services d’assurance, de conseil, de recherche et développement à l’étranger sont bien orientées.

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