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ce qu’il faut savoir du scrutin en Auvergne-Rhône-Alpes


La droite va-t-elle conserver la deuxième région de France ? C’est tout l’enjeu des élections régionales des 20 et 27 juin en Auvergne-Rhône-Alpes. Si le président sortant, Laurent Wauquiez, semble favori, plusieurs outsiders de gauche, du centre et d’extrême droite sont aussi lancés dans la course. Le résultat du scrutin pourrait aussi conditionner l’avenir national de l’ancien président des Républicains.

Qui est le président sortant ?

Le président sortant de la région Auvergne-Rhône-Alpes est Laurent Wauquiez, 46 ans. L’ancien ministre de Nicolas Sarkozy et député de la Haute-Loire avait ravi cette grande région au Parti socialiste, en 2015. Depuis, il s’est efforcé d’en faire un bastion imprenable à grand renfort de communication et d’annonces chocs. Un tremplin qui lui a ainsi permis de décrocher la présidence de sa famille politique, Les Républicains, en décembre 2017.

Cette parenthèse régionale et nationale n’a pas duré bien longtemps. Dès 2019, Laurent Wauquiez démissionne après la déroute de la droite aux élections européennes. Le voilà donc de retour, à plein temps, dans la région Auvergne-Rhône Alpes, s’imposant sur tous les sujets : du Covid-19 à la sécurité. Un socle politique qu’il compte bien conserver lors des élections régionales de 2021.

Quelles sont les listes en présence ?

L’Auvergne-Rhône-Alpes aiguise de nombreux appétits. En premier lieu celui du Parti socialiste qui rêve de reprendre la région à Laurent Wauquiez (LR), candidat à sa réélection. Pour tenter cette revanche, le PS a envoyé une personnalité d’envergure nationale, Najat Vallaud-Belkacem. L’ancienne ministre de l’Education nationale de François Hollande est sortie de sa “retraite” politique pour ce défi de taille. Mais elle n’a pas réussi à unir la gauche pour le premier tour. Elle devra donc faire face à la candidate d’Europe Ecologie les Verts, Fabienne Grébert, portée par la victoire des écologistes aux élections municipales et métropolitaines de Lyon.

>> Lire aussi : en Auvergne-Rhône Alpes, découvrez qui sont les candidats

Plus à gauche encore, la sénatrice communiste Cécile Cukierman est soutenue par La France insoumise et le Parti communiste français, et Chantal Gomez par Lutte Ouvrière. La République en marche espère aussi apporter une alternative à la ligne très à droite du président sortant, avec une figure locale, Laurent Bonnel, actuel député de la majorité. Le Rassemblement national mise sur un trentenaire au profil atypique : Andréa Kotarac, ancien membre du Parti de gauche et de La France insoumise passé à l’extrême droite. Enfin, Shella Gill défend la liste “Union essentielle” et Farid Omeir conduit la liste “Agir pour ne plus subir”.

L’histoire qui agite la campagne

La sécurité a-t-elle sa place dans la campagne des régionales ? Le débat fait rage en Auvergne-Rhône-Alpes après l’offensive de Laurent Wauquiez sur cette thématique. Le président sortant a distribué un tract présentant exclusivement des mesures sécuritaires et multiplie les déplacements auprès des policiers, alors que la région a des compétences très limitées en la matière (principalement la sûreté ferroviaire et la sécurité des lycées).

Face à cette opération, les candidats d’opposition tentent de se saisir du sujet. La candidate socialiste Najat Vallaud-Belkacem a ainsi misé sur un tract vantant “L’avenir en toutes sécurités”. Des “sécurités” au pluriel donc, incluant la santé, l’emploi ou encore l’écologie.

Qui part favori ?

Les sondages se suivent et se ressemblent en Auvergne-Rhône-Alpes. Laurent Wauquiez est toujours donné largement en tête des élections régionales, quels que soient les cas de figure. Dans le dernier sondage publié par OpinionWay pour CNews le 2 juin, l’ancien président des Républicains récolte 34% des suffrages au premier tour et 38% au second, avec environ quinze points d’avance sur ses premiers concurrents.

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Alors, que vont faire les adversaires de Laurent Wauquiez face à ce potentiel tsunami bleu ? La stratégie dépendra en partie des scores du premier tour des deux principales candidates de gauche, Najat Vallaud Belkacem (PS) et Fabienne Grébert (EELV). Elles recueillent respectivement 11 et 12% des intentions de vote au premier tour, selon un sondage Ifop-Fiducial pour Lyon Capitale et Sud Radio publié fin mai. Mais l’écart se creuse en faveur de l’écologiste dans la dernière enquête d’OpinionWay. Celle qui arrivera en tête devrait porter une candidature d’union de gauche au second tour.




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