Economie

Macron met en avant l’attractivité économique de la France dans l’optique de 2022

Emmanuel Macron visite le village de Martel au cours d'un déplacement dans le Lot, le 3 juin 2021.

C’est une étude strictement économique, à laquelle les macronistes se sont empressés de donner une portée politique, à l’approche de l’élection présidentielle de 2022. Pour la deuxième année consécutive, la France reste le pays d’Europe le plus attractif pour les investisseurs, selon un baromètre annuel publié lundi 7 juin par le cabinet Ernst & Young (EY). Malgré une baisse plus importante qu’ailleurs du nombre de projets en 2020, sur fond de crise due au Covid-19, l’Hexagone est parvenu à attirer 985 investissements directs étrangers l’an passé, contre 975 au Royaume-Uni et 930 en Allemagne.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Malgré la crise, la France est restée attractive pour les investisseurs étrangers en 2020

Les investisseurs interrogés par EY estiment que la France a « relativement bien défendu son attractivité » durant la crise sanitaire, « notamment grâce aux mesures de soutien » aux secteurs en difficulté « et au plan de relance », d’un montant de 100 milliards d’euros, annoncé en septembre. Même si des critiques se font entendre chez les dirigeants d’entreprise sur la lenteur du déploiement de ce plan, près de la moitié des investisseurs le trouvent plus performant que dans les autres pays européens.

A près de dix mois de la présidentielle, Emmanuel Macron et ses fidèles n’ont pas manqué de mettre en avant cette performance, qui valide, selon eux, la stratégie économique et fiscale du chef de l’Etat depuis son accession à l’Elysée. Sur Twitter, le président de la République a salué lundi « une excellente nouvelle », en estimant que cette attractivité a « des répercussions concrètes », avec la création de « plus de 30 000 emplois », à travers les projets annoncés en 2020, et « plus de relocalisations, notamment dans l’industrie ».

Thème de prédilection

« Ce classement valide le fait que depuis 2017, il y a eu d’importants efforts faits en matière économique », afin de « se doter de tous les outils à même de garder en France un haut niveau d’attractivité et de compétitivité », fait valoir un conseiller à l’Elysée. L’entourage de M. Macron rappelle notamment qu’avant le début de la crise sanitaire, en mars 2020, le taux de chômage était repassé « sous les 8 % ». « La France agit, elle n’est pas attentiste », poursuit cette source, se targuant que l’action de l’exécutif ait également « des effets à long terme », notamment en matière de « souveraineté industrielle ».

Au gouvernement, plusieurs ministres ont aussi attribué ces résultats à l’action présidentielle. Le secrétaire d’Etat à l’économie numérique, Cédric O, y a vu « sans aucun doute possible » le fruit « des réformes fiscales, qui ont été menées de 2017 à 2020, notamment celle du marché du travail », a-t-il déclaré lundi, sur Franceinfo. Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a cité de son côté « les baisses de l’impôt sur les sociétés et sur le capital » au début du quinquennat, et depuis cette année, « la baisse des impôts de production », d’un montant de 20 milliards d’euros.

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