Economie

les pays pauvres et en développement à la traîne

Les gens se pressent dans une zone de marché pendant les heures d’ouverture restreintes imposées par le gouvernement du Bengale-Occidental (Inde), à Siliguri, le 3 juin 2021.

La Banque mondiale s’inquiète d’une croissance « concentrée dans quelques grandes économies alors que les pays en développement et émergents sont à la traîne ». Dans ses prévisions publiées mardi 8 juin, l’institution sise à Washington table sur une croissance mondiale de 5,6 % pour 2021, la plus élevée de ces 80 dernières années, mais répartie inégalement sur la planète. Selon ses calculs, 9 pays riches sur 10 auront retrouvé leur niveau d’activité d’avant la pandémie d’ici à 2022, alors que pour les deux tiers des pays pauvres et en développement la reprise sera plus lente et longue.

La Chine et les Etats-Unis vont concentrer à eux seuls la moitié de la croissance mondiale alors que celle-ci sera nulle dans les pays à bas revenu. C’est dans la région de l’Asie de l’est et du Pacifique que la hausse du PIB sera la plus rapide en 2021 (7,7 %), grâce aux performances de la Chine, suivie par l’Amérique latine et les Caraïbes (+ 5,2 %) avec, en queue de peloton, l’Afrique subsaharienne (2,8 %), puis le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (2,4 %). La reprise dans les Etats les moins développés est plus difficile car ces derniers n’ont pas les mêmes ressources budgétaires pour soutenir leurs économies et souffrent d’une pénurie de vaccins.

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« Pandémie à deux vitesses »

« Les perspectives mondiales sont marquées par une incertitude élevée et par l’existence de plusieurs risques » ajoute la Banque mondiale, qui met en garde contre de possibles regains de l’épidémie de Covid-19 avec l’émergence de variants plus résistants, virulents et meurtriers. Le 1er juin, la Banque mondiale, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Fonds monétaire international (FMI) et l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ont appelé la communauté internationale à mobiliser 50 milliards de dollars (41 milliards d’euros) supplémentaires pour augmenter le rythme de la vaccination et ainsi réduire le nombre d’infections et de décès, ce qui « accélérera la reprise économique et générera quelque 9 000 milliards de dollars en gains de production supplémentaires à l’échelle mondiale d’ici à 2025 ». Les grandes institutions multilatérales mettent en garde contre le « développement d’une pandémie à deux vitesses » qui creuse encore davantage les écarts économiques entre pays.

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Autre inquiétude de la Banque mondiale : « Les niveaux de dette élevés qui rendent le système financier vulnérable à une hausse soudaine des taux d’intérêt, laquelle pourrait être provoquée par une perception du risque plus élevée, l’inflation, ou à des attentes d’un resserrement monétaire plus rapide que prévu. »

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