Politiques

“Intolérable”, “inadmissible”… A gauche comme à droite, les responsables politiques condamnent unanimement l’agression d’Emmanuel Macron


Si Emmanuel Macron poursuit sa visite comme si de rien n’était, la gifle qu’il a reçue mardi 8 juin en marge de son déplacement dans la Drôme, indigne les responsables politiques. Dès le début des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, le Premier ministre a pris la parole pour dénoncer cette agression. “La politique, ça ne peut en aucun cas être la violence, l’agression verbale, et encore moins l’agression physique. J’en appelle à un sursaut républicain, nous sommes tous concernés, il en va des fondements de notre démocratie”, a déclaré Jean Castex.

Le président de la République a été frappé au visage par un homme poussant le cri de guerre royaliste “Montjoie Saint Denis”, puis “A bas la macronie !”, alors qu’il s’approchait pour saluer un groupe de personnes présent à la sortie du lycée hôtelier de Tain-l’Hermitage.

Jean-Luc Mélenchon a immédiatement réagi à l’agression. Sur Twitter, il a exprimé sa solidarité avec le chef de l’Etat, en évoquant le passage à l’acte d’individus “violents”. Dans la foulée, d’autres représentants de La France insoumise, parmi lesquels les députés Alexis Corbière et Eric Coquerel, ont condamné cette agression, en pointant du doigt l’extrême droite et les royalistes, selon eux à l’origine de l’événement. Eric Coquerel fait également le lien dans son message avec la récente affaire de Papacito.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a affirmé que “la République doit être unie pour combattre toutes les violences”.

De son côté, l’ancien chef de l’Etat François Hollande a expliqué qu’“agresser le président de la République, c’est porter un coup insupportable et intolérable à nos institutions”.

“Je considère ce genre de comportement comme inadmissible”, a fustigé la dirigeante du Rassemblement national Marine Le Pen, en déplacement à Laxou (Meurthe-et-Moselle). “Il est inadmissible de s’attaquer physiquement au président de la République, à des responsables politiques, mais plus encore au président de la République, parce qu’il est le président de la République”, a-t-elle insisté. “La violence est l’arme des lâches et n’a pas sa place en démocratie”, a ajouté Jordan Bardella, le vice-président du parti d’extrême droite sur Twitter.

“Gifler le président, c’est gifler la République. Intolérable, inacceptable”, a déclaré le patron des députés LR Damien Abad, quand Xavier Bertrand, président (ex-LR) des Hauts-de-France a rappelé que “le respect des institutions de la République et de ses représentants est un principe cardinal de notre vie démocratique”. Le président du Sénat (LR), Gérard Larcher, a dénoncé une “violence qui se développe dans notre pays”, après avoir adressé au chef de l’Etat son soutien.




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