Economie

les fonds de petites valeurs ont un grand intérêt

Les chiffres sont probants. Sur les vingt dernières années, l’indice représentatif des petites entreprises européennes cotées, le MSCI Europe Small Cap, a progressé de 8,9 % par an en moyenne, contre seulement 4 % pour l’indice dédié aux grandes valeurs. La performance est donc au rendez-vous sur le long terme chez les petites et moyennes entreprises (PME), même si ces dernières peuvent connaître des phases difficiles, comme cela a été le cas en 2018.

Miser sur les petites sociétés présente en effet plusieurs atouts pour un investisseur en Bourse. « Les PME sont moins matures que les grands groupes, elles ont donc des profils de croissance plus marqués », indique Xavier Milvaux, cogérant du fonds Tiepolo PME à La Financière Tiepolo. En outre, elles sont généralement monoactivité, ce qui permet de cibler précisément certains thèmes d’investissement. « Par exemple, dans la cybersécurité, il est possible d’investir dans des petites sociétés spécialisées alors que les grandes valeurs du secteur sont aussi présentes sur d’autres activités », explique Sébastien Lalevée, directeur général de la société de gestion Financière Arbevel et cogérant du fonds Pluvalca Initiatives PME.

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En outre, ce segment de marché est moins suivi par les analystes, qui donnent leur avis sur les entreprises cotées. Une particularité qui présente des inconvénients comme des avantages. Pour un particulier, il sera plus complexe d’investir sur ce marché, car il faut réaliser sa propre analyse pour identifier les pépites parmi l’ensemble des valeurs. Mais, d’un autre côté, « cela offre plus d’opportunités, à condition de faire le tri car l’univers est très disparate », souligne Xavier Milvaux. Dans ces conditions, investir par le biais d’un fonds peut être une solution pratique.

Anticipation de la reprise économique

Les gérants cherchent à miser sur les secteurs les plus porteurs en identifiant des leaders mondiaux ou régionaux actifs sur des niches. « La digitalisation de l’économie est une thématique sur laquelle nous investissons depuis longtemps, par exemple via les semi-conducteurs, la cybersécurité et aussi les sociétés de services qui accompagnent les entreprises dans leur transition numérique », indique Sébastien Lalevée. Les deux cogérants ne s’interdisent aucun secteur, y compris ceux de la biotech et de la medtech, porteurs mais très risqués. Le positionnement de Tiepolo PME est, lui, plus prudent. « Sans négliger les services informatiques, nous préférons les secteurs plus traditionnels, comme l’ameublement, les médias, l’automobile, la distribution de matériaux de construction », précise Xavier Milvaux.

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