Politiques

le Rassemblement national désinvestit des candidats après des propos antisémites ou racistes

Marine le Pen lors d'un déplacement à Saint-Chamond pour soutenir le candidat RN aux élections régionales, le 3 juin 2021. 
Marine le Pen lors d’un déplacement à Saint-Chamond pour soutenir le candidat RN aux élections régionales, le 3 juin 2021.  (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

A deux semaines des élections départementales et régionales, le Rassemblement national est contraint de faire le ménage. Le parti de Marine Le Pen a retiré l’investiture à plusieurs de ses candidats à cause de propos racistes ou antisémites. Il y avait par exemple cette candidate de Gironde qui avait écrit sur Facebook : “C’est comme quand tu serres la main d’un juif, tu as intérêt à voir si tu as toujours tes dix doigt.”. D’autres ont tenu des propos négationnistes, ou encore une autre candidate se dit favorable à l’idée de faire sauter des mosquées.

“Ce n’est qu’une dizaine de cas sur des milliers de candidats”, tente de justifier un cadre du RN. Il n’empêche, la réaction ne s’est pas fait attendre : deux investitures ont été retirées en fin de semaine dernière, même si les personnes concernées pourront rester candidates. Une commission de discipline aura lieu dans les prochaines heures en vue d’une exclusion. “On a aucun état d’âme”, se félicite-t-on au parti car l’enjeu du moment, aux régionales et avec la présidentielle en ligne de mire, est de ne surtout pas permettre aux adversaires du RN de le rediaboliser, ce que redoute un élu local : “Quand on veut se normaliser, (ces dérapages) oui, c’est ennuyeux.”

Pour les régionales, c’est le parti lui-même qui a passé les listes au crible pour empêcher toute polémique sur un candidat, sauf que ce n’est pas le cas pour les départementales. Pour cette élection, ce sont les délégués départementaux qui font les listes puis le parti les valide quasi automatiquement. “On fait confiance, on ne peut pas aller fouiller le passé de 6 000 candidats”, justifie un cadre du RN, qui compte ainsi les suppléants. 

Les délégués départementaux sont censés faire quelques recherches, notamment sur internet. “Je n’ai pas les moyens de la police national”, s’agace l’un d’eux. Reste que certains s’interrogent, le parti se targue de présenter plus de 1 600 binômes pour les départementales mais est-ce au risque de privilégier la quantité à la qualité ? Réponse d’un élu : “Le problème c’est qu’on manque toujours de cadres locaux.”


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