Politiques

pour Alexis Corbière, il faut éviter “les divisions artificielles” à gauche


Le 6 juin 2021, “Dimanche en politique”, le magazine politique de France 3, reçoit Patrick Mignola, vice-président du MoDem, député de Savoie et président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale, et Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon et député La France insoumise de Seine Saint-Denis. Ils sont interrogés par Francis Letellier, avec le regard et les questions de Nathalie Mauret, journaliste politique au groupe de presse EBRA.

Le scrutin régional et départemental prend des allures de tour de chauffe de la présidentielle, avec en toile de fond la question du front républicain. L’opposition comme la majorité se divisent sur la question de savoir s’il faut tout faire et donc se retirer pour empêcher la victoire du Rassemblement national. Pour Patrick Mignola, le rassemblement face à l’extrême droite est une évidence. “La thèse qu’on a toujours défendue c’est de faire travailler ensemble les modérés des deux rives, et aujourd’hui on voit bien qu’il y a une gauche qui est traumatisée par ces nouveaux débats et ses divisions internes, et une droite qui, avec les mains tendues successives vers le Rassemblement national, est en train également de se diviser.”

Le député du MoDem estime qu’il faut ainsi “élargir la majorité”. “Les deux grands partis qui régissaient la Ve République sont en train de s’effondrer. Sur le terrain, je vois des électeurs qui me disent ‘je suis de gauche, mais je suis très mal à l’aise avec le Parti socialiste, je suis de droite, et je ne peux plus voir des Guillaume Peltier, qui ne sont plus dans la main tendue mais qui sont carrément dans la main serrée avec le Rassemblement national’ (…) Il n’est pas interdit de faire travailler ensemble des gens différents”. 

Pour Alexis Corbière, pour qui la présidentielle se joue en toile de fond des prochaines élections, le but de la gauche est d’éviter l’ultime duel déjà attendu entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Le rassemblement des partis de gauche, comme le Parti communiste de Fabien Roussel, ou une partie des écologistes, avec Sandrine Rousseau par exemple, est possible sur le fond. “Le mythe de la candidature unique n’a jamais existé à gauche, en revanche, éviter la division artificielle sur des sujets incompréhensible, faisons-le”, lance le député France Insoumise de Seine-Saint-Denis. 

“On répète aux gens qu’aujourd’hui s’il n’y aura pas de rassemblement, il y aura une défaite, je pense que si on veut gagner, il faut se préoccuper du phénomène de l’abstention – le milieu populaire, ouvrier, chômeur – et pour s’adresser à ces milieux-là, il faut avoir un programme qui permet ce rassemblement”. Or, selon lui, le Parti socialiste n’est pour l’instant pas ouvert aux discussions sur le programme de Jean-Luc Mélenchon. Il souhaite pouvoir s’accorder sur les fondamentaux de gauche” avec d’autres partis, mais déplore “beaucoup de critiques sur Jean-Luc Mélenchon qui empêchent d’avoir une discussion sur le fond”. Par ailleurs, Alexis Corbière ne semble pas pouvoir s’entendre avec la ligne EELV de Yannick Jadot. 




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