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comment bien choisir son téléviseur ?

À quelques jours de l’Euro 2021, la tentation peut être grande de changer de téléviseur. Or cette année, plus que les précédentes peut être, choisir le bon modèle, la bonne technologie, d’affichage ou de rétroéclairage relève du parcours du combattant. Afin d’arriver au meilleur choix, il convient de se poser les questions essentielles. Si vous souhaitez être directement orienté vers un modèle de téléviseur, dirigez-vous vers notre sélection de cinq TV incontournables en fin d’article. 

Il n’y a pas de modèle de téléviseur parfait ou, comme dans d’autres catégories de produits, de « meilleure TV du moment ». La raison, c’est que la qualité d’une télé dépend aussi de la façon et des conditions dans lesquelles elle est regardée. Malgré tout, il est possible de se fixer quelques règles, d’apprendre à décrypter les fiches techniques des TV comme un pro et de faire attention à certains critères pour que cet achat soit une réussite.

Quelle taille de diagonale ?

C’est la première interrogation à avoir lorsqu’on investit dans un nouveau téléviseur. Celle-ci est souvent dépendante de la taille de votre meuble TV ou de votre salon. Si vous hésitez entre deux tailles de diagonale, nous vous conseillons d’opter systématiquement pour la plus grande. D’une part parce qu’il est très facile de s’habituer aux écrans de grande taille. D’autre part, parce que ne pas avoir opté pour quelques pouces de plus est le premier regret des acheteurs de TV. Sachez que la moyenne actuelle se situe autour de 50 pouces et que la part des TV de 65 pouces et plus augmente plus vite que toutes les autres tailles.

L’autre règle concernant les dimensions c’est de tenir compte de la définition. Full HD, 4K UHD ou 8K UHD ? Bien que la majorité des contenus diffusés à la télévision soient en Full HD (1920 x 1080), nous vous conseillons d’opter au minimum pour de la 4K. Que ce soit pour les plateformes de streaming (Netflix, Amazon Prime, Disney+) ou pour profiter de la qualité des jeux sur Xbox Series X ou PS5, il s’agit du format le plus intéressant. Et bien évidemment, la définition a un impact majeur sur la taille de l’écran. 

En pratique, plus la définition de votre TV est élevée, plus il est pertinent d’opter pour une grande diagonale. En effet, pour une définition UHD classique, nous vous conseillons d’opter, au minimum pour un téléviseur de 55 pouces. Et si vous décidez de craquer pour un téléviseur 8K, il nous parait inutile d’envisager une diagonale de moins de 75 pouces. En effet, à l’œil nu, la différence entre 4K et 8K n’est perceptible qu’au-delà de 65 pouces.

La diagonale de votre téléviseur et sa définition autorisent à calculer une résolution. C’est cette dernière mesure qui permet de définir la distance optimale à laquelle un téléviseur doit être regardé. Cette valeur est donc variable d’un modèle à l’autre, mais de manière générale, il faudra laisser au minimum 1,5 m entre la télé et le canapé.

Un téléviseur pour chaque usage ? Le compromis permanent

Après la place disponible pour loger un téléviseur, c’est l’usage qui en sera fait qui détermine la technologie d’écran vers laquelle l’acheteur devra se tourner. En effet, il n’est pas forcément pertinent d’investir dans un téléviseur cher si les contenus que vous regardez ou les conditions dans lesquelles vous les visionnez ne le mettent pas en valeur. Une fois n’est pas coutume, dans le match OLED vs LCD, c’est la lumière qui sera le juge de paix.

Les dalles OLED offrent des performances plus faibles en matière de luminosité. Par conséquent, pour profiter de leur taux de contraste infini ou de leurs noirs profonds, mieux vaut être dans une pièce totalement sombre ou, à défaut, que le téléviseur ne soit pas exposé face au soleil. Il conviendra davantage aux amateurs de cinéma et à ceux qui regardent la télévision en soirée.

A l’inverse, les TV LED ou LCD peuvent compenser des conditions de visionnage délicates grâce à un fort pic lumineux. En revanche, quels que soient vos efforts de mise en scène, ils seront moins performants que l’OLED pour une séance de cinéma à la maison.

Qualité d’image : mieux vaut de la bonne HDR que de la mauvaise 8K

La qualité d’image… c’est le critère principal mais aussi le plus difficile à juger. C’est sur ce point que le marketing des fabricants peut être le plus trompeur. Chacun y va de sa propre technologie, QLED, Triluminos ou encore Nanocell pour, au final, parler de la même chose, c’est à dire d’un filtre quantique qui améliore la colorimétrie.
Globalement, pour ne pas se tromper, il faut mettre de côté tout ce jargon et se pencher sur les chiffres avec une constante assez facile à retenir : plus le chiffre est élevé, mieux c’est.

Contraste : il est exprimé en ratio. 2000:1, 3500:1 ou encore 5000:1. Si la valeur est bien plus élevée, par exemple 50 000:1, méfiance, il s’agit sans doute de contraste dynamique qui est un procédé un peu trompeur et qui n’exprime pas les capacités réelles du téléviseur. La mesure de contraste vaut surtout pour les TV LED. Sur l’OLED c’est plus simple, le contraste est dit infini et il est quasiment parfait. 

Rétroéclairage : cette donnée vaut une fois encore surtout pour la technologie LED/LCD puisque du côté de l’OLED les diodes sont auto-émissives, c’est à dire qu’elles produisent leur propre lumière. Là aussi le jargon est un peu complexe « Full LED», « Edge LED », « Full local diming », « nombre de zones ». Et là aussi, si vous ne souhaitez pas passer des heures à comprendre de quoi il s’agit, voici comment aller à l’essentiel. Globalement il s’agit de la technologie d’éclairage qui équipe votre téléviseur. L’Edge LED se contente d’éclairer la dalle depuis les côtés du téléviseur tandis que le Full LED est appliqué sur toute la surface de la dalle. La seconde technologie, plus chère, donne fort logiquement de meilleurs résultats. Mais même parmi les TV Full LED, il y a des différences de performances et elles tiennent au nombre de zones d’éclairage. Le plus simple consiste alors à privilégier le plus gros chiffre.

Enfin, en matière d’éclairage, 2021 aura vu arriver une nouvelle technologie pleine de promesses, le mini-LED. Celui-ci s’appuie sur la technologie LCD mais dispose d’une puissance d’éclairage conséquente grâce à un filtre, sous la dalle, composé de très petites LED. Contrairement aux technologies d’éclairage classiques, le mini-LED permet de disposer de plusieurs milliers de LED (contre 200 à 500 sur un panneau traditionnel). Dès lors, on dispose de davantage de zones d’éclairage et d’un réglage de la luminosité affiné. 

Les premiers téléviseurs mini-LED sont arrivés sur le marché il y a quelques semaines seulement. À l’exception de Sony (qui ne mise pas encore sur la technologie) ou de LG (qui valorise plutôt l’OLED), la quasi totalité des fabricants proposent une gamme mini-LED. Chez Samsung, il elle porte le nom de NEO QLED, chez LG il s’agit du QNED, mais Hisense ou TCL, avec l’OD-Zéro, disposent aussi de modèles mini-LED. 

HDR : le HDR pour high dynamic range est une technologie qui permet d’améliorer le contraste et la restitution des couleurs. Le HDR permet en principe de restituer plus fidèlement les détails notamment dans les scènes sombres ou au contraire très lumineuses. 

Le bon réflexe consiste à prendre un téléviseur compatible avec un maximum de technologies HDR et notamment les dernières générations que sont le HDR10+ et le Dolby Vision. Des marques telles que Panasonic sont à la fois compatibles HDR10+ et Dolby Vision… ce qui reste relativement rare.

Connectique : foncez sur le HDMI 2.1

La connectique est assez similaire d’un modèle de TV à l’autre. Depuis que le HDMI fait loi, il suffit simplement de compter le nombre de ports disponibles et de s’assurer d’en avoir suffisamment pour tous ses appareils. Le nombre d’entrées varie de 3 à 4 selon les téléviseurs. 

En revanche, ce qui peut faire la différence c’est le type de HDMI intégré au téléviseur. En effet depuis quelques mois, les premiers modèles équipés du HDMI 2.1 (dernier standard en date) sont disponibles. Celui-ci est une promesse dans un futur proche de prise en charge de formats 4K jusqu’à 120 ips et d’un débit pouvant aller jusqu’à 48 Gbps. Si vous lorgnez sur un téléviseur haut de gamme en 2020 assurez-vous qu’il dispose d’au moins une sortie HDMI 2.1.

L’autre avantage permis par la nouvelle norme HDMI 2.1 tient en trois mots : eARC, ALLM (Audio Low Latency Mode) et VRR. Le premier, successeur du HDMI-ARC, permet de faire le lien entre le téléviseur et les systèmes audio mais la nouveauté c’est qu’il est désormais compatible avec le Dolby Atmos. L’ALLM, intéressera plus particulièrement les joueurs puisqu’il permet de réduire la latence d’affichage des TV qui l’intègrent. Quant au VRR, il s’agit là-aussi d’une fonction gaming qui permet de faire varier en temps réel la fréquence d’actualisation des images en fonction de la cadence à laquelle elles sont envoyées par le processeur de la console et ainsi éviter l’effet de tearing.

Attention néanmoins, la norme HDMI 2.1 n’étant pas totalement finalisée, certains fabricants se permettent d’apposer fièrement un logo HDMI 2.1 sans disposer nécessairement de ces trois fonctionnalités. Sur ce point, il convient de faire extrêmement attention et de bien vérifier que le téléviseur est capable d’un affichage en 4K à 120 Hz. 

Les OS : l’embarras du choix

Le système d’exploitation d’un téléviseur n’est pas un critère aussi déterminant que sur un smartphone. Mais il peut s’avérer très important. Fort heureusement, que ce soit Tizen sur les TV Samsung, Web OS pour les téléviseurs LG ou Android pour d’autres constructeurs (Sony, TCL, Xiaomi ou Philips), les dernières versions sont toutes très performantes et il n’y a pas d’écart significatif. Assurez-vous simplement que votre OS soit compatible avec les services que vous utilisez au quotidien (Netflix, Amazon Prime ou Disney+), ou avec les applications les plus populaires (Molotov, par exemple). 

Sur ce point, un constructeur majeur est en retrait par rapport à la concurrence, il s’agit de Panasonic qui fait confiance à une interface maison, MyHomeScreen. Or même la dernière version 5.0 de cet OS n’est toujours pas compatible avec des services tels que MyCanal ou Disney+ obligeant le propriétaire à disposer d’une source externe pour ce type de contenus. 

Enfin, sur certains téléviseurs d’entrée de gamme, les constructeurs préfèrent déployer des OS propriétaires bas de gamme afin de réaliser quelques économies d’échelle. Gardez en tête que vous aurez affaire au système d’exploitation à chaque utilisation de votre TV. Mieux vaut donc rajouter quelques euros ou concéder quelques pouces sur la diagonale et privilégier un OS reconnu et fiable.

Enfin, 2021 est une année de transition en matière d’OS. Google, par exemple, a transformer son Android TV en Google TV, proposant une interface plus lisible et des contenus triés par préférence. Or, tous les fabricants partenaires de Mountain View n’ont pas le privilège de déployer la dernière version de son OS. C’est le cas de Sony où Google TV est disponible sur l’intégralité de la gamme 2021, mais pas chez Xiaomi par exemple dont le Mi TV Q1 est sorti au printemps. 

Pour le reste, nous avons constaté une accélération des performance chez Tizen (Samsung) qui s’améliore chaque année. Quant à LG, malgré notre intérêt pour WebOS, sa dernière version est un peu plus brouillonne dans l’affichage que les précédentes. 

Faut-il acheter un téléviseur 8K maintenant ?

« 2019, 2020, 2021 sera l’année de la 8K ». Le discours officiel n’est peut être pas aussi pertinent qu’il y parait. En effet, si la définition 8K vous fait de l’oeil, prenez quelques minutes pour compter le nombre de contenus. La chaine « The Explorers » disponible sur les TV 8K de Samsung tels que le Q950TS propose bien quelques heures de streaming en 8K natifs, Youtube distille également une poignée de vidéos en 7680 x 4320, mais c’est à peu près tout et ce n’est pas tout à fait près de changer. En effet, il faudra encore attendre quelques années avant de voir ce format se populariser. 

L’argument phare des TV 8K, cette année encore, reste la mise à l’échelle. Il est vrai que l’upscaling des processeurs taillés pour la 8K, basés sur une couche d’intelligence artificielle, à l’exemple du Cognitive Processor XR qui équipe le A90J et le Z9J de Sony, fait des merveilles. Pour autant, le gain en qualité d’image sur les contenus 4K de ces modèles premium ne saurait justifier un surcoût aussi important. Par conséquent, malgré toutes leurs qualités, nous ne conseillons toujours pas l’achat de TV 8K cette année. 

Quand faut-il acheter son téléviseur ?

Les occasions de faire des économies lors de l’achat d’une télé ne manquent pas. Les périodes de soldes telles que le Black Friday et autres Cyber Monday sont connues pour être des moments propices avec de grosses promotions. En matière de TV, l’astuce consiste à regarder les gammes sorties l’année précédente. Elles sont, en règle générale, quasi équivalentes en termes de qualité aux modèles les plus récents, mais à des prix, notamment sur les fins de stocks, qui peuvent devenir très intéressants.

Cette année, pénurie de composants oblige, l’astuce consistant à acheter le modèle de l’année précédente n’a pas été aussi efficace. Les fabricants ont pu écouler leurs stocks sans recourir à des promotions exagérées. Dès lors, il convient de scruter davantage encore les événements propices aux bonnes affaires. Les grands événements sportifs tels que l’Euro de football ou encore les Jeux Olympiques donnent aussi lieu à quelques promotions, mais elles sont généralement plus ciblées. Les constructeurs choisissent le plus souvent un seul modèle pour marquer les esprits mais il est possible également de bénéficier de quelques ristournes intéressantes, notamment sur les modèles les plus haut de gamme.

Notre sélection de TV :

Sony A90J : c’est sans doute l’un des modèles les plus réussis de l’année. Le constructeur japonais a réussi à sublimer la dalle OLED fournie par LG en y ajoutant sa touche en traitement d’image et un système audio digne d’une barre de son.

LG OLED 55CX : l’un des téléviseurs OLED au meilleur rapport qualité prix du marché, tout simplement. Le petit plus ? Une partie jeu vidéo au top avec du HDMI 2.1 et même la compatibilité G-Sync.

Samsung Q950TS : le téléviseur 8K de Samsung ne bénéficie pas seulement d’une excellente qualité d’image. Il propose aussi un filtre anti-reflets sans égal et un mode jeu très performant. 

Panasonic HZ1500 : Si votre critère principal est la qualité d’image, l’OLED du japonais propose sans doute l’un des meilleurs rendus du marché. Il faudra néanmoins composer avec une interface pénible. 

Philips 55OLED854 : le téléviseur de Philips n’est pas réservé aux amoureux de l’Ambilight. Son processeur P5 est tout simplement ce qui se fait de mieux en matière de traitement de l’image. 


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