Economie

« L’Allemagne devient le premier pays au monde à intégrer des véhicules sans chauffeur à la mobilité du quotidien »

Tribune. L’Allemagne veut jouer un rôle de premier plan dans la conduite autonome. Pour y arriver, une nouvelle loi, votée le 19 mai au Bundestag, ouvre la voie à la conduite autonome. Elle crée le cadre juridique afin que les véhicules autonomes puissent circuler sur routes ouvertes, sur l’ensemble du territoire, dès 2022. Elle définit également l’enregistrement et l’exploitation des données.

Après les avancées, en 2020, aux Etats-Unis, avec Waymo, Nuro et Tesla, l’Allemagne et son industrie automobile se devait de réagir sur le véhicule autonome. Pour stimuler la recherche et le développement et rendre la mobilité du futur plus polyvalente, plus sûre, et plus respectueuse de l’environnement, le gouvernement fédéral allemand a soumis au Parlement une loi sur la conduite autonome.

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Avec la nouvelle loi votée le 19 mai 2021, le cadre juridique est établi pour permettre aux véhicules autonomes (dits de « niveau 4 ») de circuler normalement sur routes ouvertes. Pour rappel, dans le cas du niveau 4, quand le système de conduite automatisée est activé, le conducteur n’a plus besoin de le surveiller. Le système prend en charge le contrôle complet du véhicule. Les occupants du véhicule ne sont que des passagers et peuvent vaquer à d’autres activités. Le conducteur peut reprendre le volant, dès qu’il le souhaite, en désactivant le système de conduite automatisé.

La mobilité pour les personnes et les marchandises

Avec cette loi, l’Allemagne devient le premier pays au monde à intégrer des véhicules sans chauffeur à la mobilité du quotidien. L’objectif est de mettre en service des véhicules dotés de fonctions de conduite autonome en 2022. Avec cette avancée majeure, l’industrie automobile devrait intensifier ses efforts vers la conduite autonome. Comme convenu lors de la troisième réunion entre le gouvernement fédéral et l’industrie automobile, « Action de mobilité concertée », le secteur a l’intention d’utiliser les nouvelles possibilités offertes, pour déployer les véhicules automatisés à plus large échelle.

La flexibilité est au premier plan avec la loi : l’exploitation de véhicules autonomes est rendue possible pour un maximum de scénarios de mobilité des personnes et des marchandises. Il est clair que l’exploitation est limitée à des zones géographiques définies. Les autorisations sont délivrées individuellement aux exploitants. Il faut noter que la présence d’un chauffeur de sécurité toujours prêt à intervenir n’est plus nécessaire dans le cadre de cette nouvelle loi.

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