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VIDEO. “Guillaume Peltier se fourvoie”, estime Valérie Pécresse, pour qui “il n’y a rien de commun entre la droite sociale et le Front national”


En se disant proche des valeurs de Robert Ménard, Guillaume Peltier, numéro deux du parti Les Républicains, “se fourvoie”, a déclaré mercredi 2 juin Valérie Pécresse, présidente (Libres !) de la région Île-de-France et candidate à sa réélection sur franceinfo.

“Le Rassemblement national est un parti qui vit des problèmes et qui refuse toutes les solutions”, assure Valérie Pécresse, qui explique avoir vu ce parti “de près au Conseil régional”. Elle prend l’exemple de Jordan Bardella, son “adversaire aux régionales”, qui “a voté contre le bouclier de sécurité que nous avons mis en place pour financer toutes les opérations de sécurité au lendemain des attentats du Bataclan. Il a voté contre la charte de la laïcité qui est là pour lutter contre la radicalisation islamiste”. Elle cite également Axel Loustau, “un ami de monsieur Dieudonné, qui est sorti de l’hémicycle du Conseil régional quand nous avons rendu un hommage à Simone Veil”.

“Il n’y a rien de commun entre la droite sociale que je représente et le Front national, il n’y aura jamais rien”, insiste la fondatrice du mouvement Libres ! Elle se présente comme “une gaulliste sociale”. “Et pour moi, c’est être un rempart contre les extrêmes et notamment contre le Rassemblement national”, résume Valérie Pécresse.

Refusant de se prononcer directement sur le sort de Guillaume Peltier, car elle n’est plus membre de LR, elle estime qu’il faut “clarifier la situation, ceux qui me suivront ou suivront la droite sociale que je représente et nos idées ne pourront avoir aucune porosité avec le Front national”. D’après elle, “il faut que la droite et le centre se rassemblent pour créer une troisième voie entre le Front national et Emmanuel Macron, cette troisième voie les Français l’attendent. Ils ne veulent pas du duel Macron/Le Pen”.

Cette troisième voie, “c’est Les Républicains, c’est Libres !, c’est la Manufacture de Xavier Bertrand, c’est les centristes d’Hervé Morin, c’est ceux de l’UDI. Nous avons aujourd’hui beaucoup de talents à droite et au centre. Un jour, un jour assez proche, il va falloir qu’ils se rassemblent pour incarner cette alternative”, poursuit Valérie Pécresse. Cela “suppose évidemment une digue totalement étanche vis-à-vis du Rassemblement national”. Mais elle pointe aussi l’extrême gauche qui “n’est pas moins toxique aujourd’hui pour notre pays. On le voit aujourd’hui avec ses sympathies, notamment communautaristes, indigénistes et décroissantes”.

Pourrait-elle s’allier avec Xavier Bertrand, le président de la région des Hauts-de-France qui est prêt à se lancer dans l’élection présidentielle ? “Avec Xavier Bertrand, nous sommes extrêmement proches sur les valeurs et complémentaires. Nous incarnons une droite gaulliste, sociale et d’ailleurs rempart contre tous les extrêmes”, répond Valérie Pécresse. “Cette troisième voie, il est évident pour moi que nous l’incarnerons ensemble si nos électeurs font le choix de nous réélire, parce que le sujet, c’est d’abord et avant tout un sujet régional”, ajoute-t-elle.




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