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Israël : l’échéance de minuit approche pour que la coalition s’unisse et défie Netanyahu

L’idée que le plus ancien dirigeant d’Israël pourrait être démis de ses fonctions est devenue une réalité dimanche, lorsque Naftali Bennett, chef du petit parti de droite Yamina, a confirmé qu’il travaillait à un accord de coalition avec Yair Lapid, leader du parti centriste Yesh Atid.

En vertu des lois électorales du pays, le président peut donner 28 jours à un chef de parti pour former une coalition. Le président Reuven Rivlin avait chargé Netanyahu de former un gouvernement après le vote, mais le Premier ministre n’a pas pu obtenir un soutien suffisant pour contrôler le parlement israélien, la Knesset.​

Le président a ensuite chargé Lapid de former un gouvernement, avec la date limite de mercredi à minuit.

Bennett et Lapid tenteront de former une coalition avec au moins huit partis politiques qui forment l’éventail politique – de l’aile gauche Meretz au parti de droite Yamina de Bennett. Ils auront également probablement besoin du soutien extérieur d’un petit parti islamiste appelé United Arab List pour pouvoir atteindre le seuil des 61 sièges pour une majorité au pouvoir dans les 120 sièges du parlement.

Si un accord est conclu, le Parlement aura alors une semaine pour voter sur tout arrangement de coalition avant qu’un nouveau gouvernement et un Premier ministre ne prêtent serment.

Si Bennet et Lapid ne parviennent pas à respecter le délai de mercredi, le mandat de former un gouvernement revient au parlement. Si un gouvernement n’est pas formé dans les 21 jours suivants, Israël serait sur la bonne voie pour une cinquième élection en un peu plus de deux ans.

Une source impliquée dans les négociations de la coalition a déclaré mercredi à CNN que des progrès très importants avaient été réalisés du jour au lendemain et que presque tout avait été fait. Un point de friction est de savoir qui siégera au comité des nominations judiciaires.​

Yesh Atid de Lapid est arrivé deuxième lors des élections peu concluantes du 23 mars derrière le Likoud de droite de Netanyahu. Le parti de Bennett n’a remporté que sept sièges lors du vote de mars, mais le leader se retrouve néanmoins dans le rôle puissant de faiseur de rois. Il avait précédemment annoncé qu’il travaillait avec Lapid, mais avait fait marche arrière deux jours après le dernier conflit d’Israël avec les militants dirigés par le Hamas à Gaza. Quelques jours après l’annonce du cessez-le-feu, les deux hommes étaient de retour à la table des négociations.

Est-ce enfin la fin pour Benjamin Netanyahu, le grand rescapé de la politique israélienne ?

Les partis de la nouvelle coalition diffèrent dans leurs positions sur certaines des questions les plus urgentes du pays, en particulier sur les relations avec les Palestiniens. Mais dans son discours de dimanche, Bennett a déclaré qu’il était prêt à siéger avec des partis ayant des opinions idéologiques opposées pour empêcher les électeurs israéliens fatigués de passer par une autre élection.

Netanyahu a fustigé Bennett dimanche pour avoir commis ce qu’il a appelé la « fraude du siècle », le décrivant comme un politicien avide de pouvoir qui « ne se soucie que de lui-même ».

Le défi politique survient alors que Netanyahu est toujours en procès, accusé de corruption, de fraude et d’abus de confiance, charges que Netanyahu nie.

Elliott Gotkine a contribué à ce rapport.


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