Politiques

Une enquête ouverte après des images de la députée LFI Bénédicte Taurine jetée au sol par un policier

La députée LFI Bénédicte Taurine se dit “sous le choc”, après avoir été bousculée fortement lors d’une manifestation d’agriculteurs, jeudi 27 mai au siège parisien de Pôle emploi. Les images diffusées sur BFMTV et les réseaux sociaux montrent la députée de l’Ariège, ceinte de son écharpe tricolore, ballotée dans une bousculade devant le bâtiment, puis un policier placé derrière elle qui la saisit dans le dos et la jette au sol.

Le parquet de Paris a annoncé vendredi l’ouverture d’une enquête pour “violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique”, qui a été confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Les enquêteurs, précise le parquet, auront pour pour but “notamment de déterminer avec exactitude les circonstances des faits au regard du contexte général de l’intervention des forces de l’ordre”.

La France insoumise avait réclamé “une condamnation claire” de la part du gouvernement et “des poursuites” contre l’agent incriminé. “Il y en a pour qui une élue en écharpe tricolore ne représente rien. Y-a-t-il un pilote à l’Intérieur?”, avait notamment réagi sur Twitter le numéro deux du parti, Adrien Quatennens. “Glaçant”, a commenté le député LFI Alexis Corbière, en référence au mot utilisé par Audrey Pulvar, candidate socialiste aux régionales, pour qualifier la manifestation de policiers, qui avait déclenché une polémique avec le ministre de l’Intérieur.

Bénédicte Taurine, un peu plus tard, a déploré un “silence assourdissant du [président de l’Assemblée nationale] Richard Ferrand et Emmanuel Macron”. Le titulaire du perchoir de l’Assemblée a cependant demandé au ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin “des éclaircissements nécessaires à cet évènement”, dans un courrier dont l’AFP a eu connaissance. Richard Ferrand précise que la députée ceinte de son écharpe tricolore y est “aisément identifiable”.

Il avait également été interpellé par le président du groupe communiste à l’Assemblée André Chassaigne, courroucé par cette “violence inqualifiable et inadmissible”. L’élu PCF lui a demandé d’exprimer au nom de tous les députés “l’indignation de la représentation nationale” lors des prochaines questions au gouvernement. Dans la majorité, le vice-président LREM de l’Assemblée Hugues Renson a assuré Bénédicte Taurine de sa “solidarité républicaine”.

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