Economie

Peugeot Motocycles sur la voie de la résilience

Le scooter trois-roues Peugeot Metropolis, dans sa version GT.

Peugeot Motocycles (PMTC), comme l’ensemble des constructeurs de deux-roues motorisés, traverse une période singulière. Alors que la crise sanitaire liée au Covid-19 a stimulé les ventes de scooters – phénomène sans doute imputable à une défiance à l’égard des transports collectifs –, les concessionnaires éprouvent les pires difficultés à satisfaire les commandes. Outre la désorganisation des usines provoquée par la pandémie, il faut composer avec la pénurie mondiale de microprocesseurs.

Peugeot Motocycles, entièrement détenu par l’indien Mahindra depuis 2019, doit aussi subir les conséquences de l’immobilisation par les autorités égyptiennes du cargo dont l’échouement, fin mars, avait bloqué le canal de Suez pendant près d’une semaine. Dans les soutes de l’« Ever Given », près de 700 scooters de la marque produits en Chine attendent toujours de rejoindre l’Europe.

Lire aussi Pendant la crise sanitaire, moto et scooter prennent leur revanche

Pourtant, malgré les soucis d’approvisionnement, l’usine de Mandeure, dans le Doubs, a pu reprendre son activité. Les mesures de chômage technique n’ont plus cours depuis avril et la production du Pulsion (125 cm3) bénéficie de la forte croissance du marché des scooters de moyenne cylindrée, en hausse de 16 % en Europe et de 20 % en France sur le premier trimestre 2021.

Volonté de monter en gamme

Berceau de la société Peugeot, qui appartient au groupe Stellantis, cette usine fondée en 1898 et employant 300 salariés – contre 1 500 il y a trente ans – peut également compter sur la production des nouvelles versions SW et GT (à partir de 8 999 euros) du trois-roues Metropolis. Ce scooter, qui s’octroie 20 % des ventes sur ce segment dominé par l’italien Piaggio (la France pèse à elle seule la moitié des immatriculations de trois-roues en Europe), témoigne d’une volonté de monter en gamme.

Peugeot Motocycles bénéficie du brusque réveil des ventes de scooters de 50 cm3, une catégorie autrefois préemptée par les jeunes

Situé à la marge de la culture motarde, le Metropolis s’adresse à une clientèle venue de l’automobile et en quête d’un moyen de transport en zone urbaine. Une spécificité que PMTC cultive en soignant sa proximité, notamment en matière de style, avec le constructeur automobile Peugeot, lié par un accord de licence et qui conserve un droit de regard sur les produits.

Peugeot Motocycles bénéficie en sus du brusque réveil des ventes de scooters de 50 cm3, une catégorie autrefois préemptée par les jeunes et qui avait presque disparu. Celle-ci repart de plus belle (+ 45 % en France au premier trimestre 2021) avec l’arrivée de consommateurs plus âgés à la recherche d’un moyen de transport bon marché. Une aubaine que la marque compte exploiter grâce à ses partenariats négociés avec des sociétés chinoise et vietnamienne qui fabriquent ces machines très populaires en Asie.

Il vous reste 36.16% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source link

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page