Economie

Le PIB a éloigné de 0,1 % au élémentaire trimestre, une épaisse révision de l’exposé primaire de élargissement de 0,4 %

Le produit intérieur brut (PIB) français a finalement reculé de 0,1 % au premier trimestre, a indiqué vendredi 28 mai l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), révisant ainsi fortement sa précédente estimation d’une croissance de 0,4 %.

Cette importante correction s’explique par « l’intégration de données sur la construction, nettement moins dynamiques que les extrapolations mobilisées lors de la première estimation », explique l’institut dans un communiqué. L’activité dans ce secteur est ramenée à + 0,5 %, contre + 4,2 % précédemment. L’investissement y a été aussi beaucoup plus faible que ce qu’avait évalué l’Insee initialement.

Le gouvernement attend un fort rebond à partir de l’été

Les autres composantes de l’activité sont également révisées, mais dans une moindre mesure : la consommation des ménages, encore fortement contrainte par les restrictions sanitaires en début d’année, n’a progressé que de 0,1 % (contre 0,3 %), la production est restée stable (contre + 0,4 %) et l’investissement n’est en hausse que de 0,2 % (contre + 2,2 %).

Ainsi au premier trimestre, le PIB restait encore 4,7 % sous son niveau de la fin de 2019, juste avant le début de la crise sanitaire.

L’Insee a également revu l’ampleur de la récession de l’économie française en 2020 : le PIB a finalement chuté de 8 %, contre 8,2 % précédemment estimé.

Cette révision des données du premier trimestre réduit considérablement l’acquis de croissance, qui correspond à la croissance que l’on aurait à la fin de 2021 si l’activité restait au niveau du premier trimestre jusqu’à la fin de l’année. Il se situe désormais à 3,5 %, contre 4,1 % estimé précédemment.

L’objectif de croissance fixé par le gouvernement reste inchangé, a déclaré vendredi le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, en marge d’une visite d’entreprise à Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine). Qualifiant cette réévaluation de « révision mécanique (…) liée d’abord à une récession moins forte que prévu en 2020 », M. Le Maire a assuré que « cela ne change rien à notre ambition (…) d’avoir 5 % de croissance en 2021 », le gouvernement comptant sur un fort rebond à partir de l’été grâce à la campagne de vaccination.

M. Le Maire a appelé à « garder son sang-froid et sa constance, ne pas céder à un chiffre ou à un autre, à un indicateur ou à un autre qui peuvent tomber au fil des jours », et a assuré que « les indicateurs sont tous bien orientés » actuellement. « L’investissement est bien orienté, la confiance des entreprises s’est beaucoup redressée, la confiance des ménages se redresse aussi progressivement, donc nous avons tout pour réussir en 2021 », a-t-il ajouté. Enfin, le ministre a redit :

« L’objectif stratégique que j’ai fixé depuis le début de la crise, revenir au premier trimestre de 2022 au niveau de développement économique que nous avions avant la crise en 2019. »

Dans sa prévision, le gouvernement est légèrement moins optimiste que la Banque de France (5,5 %), l’OCDE (5,9 %) ou la Commission européenne (5,7 %).

Le Monde avec AFP


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