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la butor unie croupe Karima Delli… ou pratiquement


C’est jour marché dans le quartier de Wazemmes, à Lille. “C’est le 20 juin !”, clame Karima Delli dans les allées bondées. À la tête de la liste EELV-PS-PCF-LFI aux élections régionales dans les Hauts-de-France, l’eurodéputée écologiste est la candidate de l’union de la gauche. Pour l’instant, le président sortant, Xavier Bertrand, également candidat à l’élection présidentielle, est en tête dans les sondages, talonné de près par le candidat du RN Sébastien Chenu. Karima Delli est troisième et ne semble pas, pour le moment, en mesure de l’emporter, dans une région où la gauche n’a plus aucuns élus depuis 2015.

“Donnez-moi un masque Delli !”, lance Patrick Kanner qui la rejoint pour tracter. Le sénateur socialiste du coin se serait bien vu tête de liste, mais il joue désormais à fond la carte de l’union : “C’est une première inédite dans notre pays, j’espère que ce ne sera pas la dernière.” Un habitant s’en réjouit :C’est très bien ce que vous faites. L’écologie, c’est l’économie et c’est le futur. Sans l’écologie, il n’y a pas d’économie !” 

>> Elections régionales 2021 : qui sont les candidats dans votre région ?

Également présente, et ce n’était pas prévu : Martine Aubry, la maire socialiste de Lille. Elle est venue soutenir, devant les caméras, Karima Delli… mais à sa manière : “Ça commence à décoller, admet-elle. Il faut aussi comprendre, enfin ! Quand on regarde les déclarations nationales, comment voulez-vous que les gens nous fassent confiance ? C’est pour cela qu’il faut s’exprimer ici.”

“Il faut dire qu’ici, on fait avancer en même temps la justice sociale et la transition écologique, d’ailleurs l’un n’ira pas sans l’autre, et je pense que Karima est une très bonne candidate pour cela.”

Martine Aubry, la maire socialiste de Lille

à franceinfo

Un soutien appuyé et apprécié pour l’eurodéputée, native de Tourcoing. “Citez-moi un ministre du travail qui a créé autant d’emplois”, questionne Karima Delli. Martine Aubry a été ministre du Travail sous François Mitterrand (1991-1993) et ministre de l’Emploi sous Jacques Chirac (1997-2000). “C’est une des grandes personnalités françaises qui fait. On n’est plus dans le temps du bla-bla, Martine Aubry, c’est quelqu’un qui agit et qui agit fort”, affirme l’eurodéputée écologiste.

Mais lorsqu’on demande à certains habitants s’ils ont entendu parler des échéances électorales et quels sont les candidats… “J’en ai entendu parler, vaguement. Mais non, pas du tout, je ne suis pas trop renseigné là-dessus”, répond cet habitant. Et c’est là tout le problème : un manque de notoriété et la crainte d’une forte abstention, ou le rejet des élus. “Il faut venir tous les jours hein, pas seulement au moment des élections”, lance par exemple un homme dans les allées.

Même les électeurs de gauche sont sceptiques vis-à-vis de cette union de la gauche. Céline n’est “pas plus emballée que ça”. Cette Lilloise est “de gauche de cœur”, mais elle verra “comment les écolos se positionnent avec les autres partis sur un ralliement par rapport à tout ça.”

Les autres partis comme La France insoumise, dont les militants tractent à l’autre bout du marché, en solo, pour les élections départementales. Les tracts sont à l’effigie de Jean-Luc Mélenchon. Aurélien Ré est suppléant sur la liste LFI dans ce canton Lille 5, où les gauches sont ici divisées. “Sur la région, on fait campagne également, il n’y a pas de soucis, mais sur le département, malheureusement on est obligé d’être chacun de son côté, regrette-t-il. Pour les électeurs, c’est compliqué.” Un membre de l’équipe de campagne, un écologiste, commente en forme de clin d’œil : “L’union de l’union est un combat.”

>> Retrouvez l’ensemble des candidats de la région sur le site de France 3 Hauts-de-France




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