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“Je n’avais aucun lien avec la campagne”, se défend le patron de l’agence qui organisait les meetings de Nicolas Sarkozy

Au procès des comptes de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy de 2012, vendredi, le président du groupe Bygmalion a nié, une nouvelle fois, avoir eu connaissance d’un système de double facturation. À l’inverse des trois autres ex-cadres qui figurent parmi les prévenus.

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“Cela fait sept ans que j’attends de m’expliquer devant votre tribunal.” Cheveux ras, silhouette massive, voix posée du communicant de métier, Bastien Millot est entendu à la barre du procès de l’affaire Bygmalion, vendredi 28 mai. Après ses trois ex-collaborateurs, il est le quatrième dirigeant de Bygmalion à être interrogé. Tous comparaissent pour fraude aux côtés d’anciens membres de l’équipe de campagne et de l’UMP (devenu Les Républicains).

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A la barre, le prévenu commence par déplorer le déchaînement médiatique dont il a fait l’objet après, dit-il, “la bombe à fragmentation Bygmalion”. À l’époque en 2012, Bastien Millot est le président du groupe Bygmalion. Il est aussi un proche de Jean-François Copé, alors secrétaire général de l’UMP, et de son directeur de cabinet, Jérôme Lavrilleux. Parmi les dirigeants de l’entreprise poursuivis par la justice, il est le seul à nier avoir eu connaissance du système de double-comptabilité.

“Vous n’avez pas reconnu les faits, vous avez même indiqué que vous étiez hors champ”, résume la présidente. “Oui, répond Bastien Millot, en appuyant sur les mots. Je n’avais absolument aucun lien avec la campagne de Nicolas Sarkozy”. L’ancien président du groupe se souvient simplement avoir été informé des difficultés de paiement des sous-traitants.

“Je suis catégorique, jamais je n’ai validé ce système de ventilation, de double facturation. Pour moi, cela aurait été une sorte de suicide professionnel.”

Bastien Millot, ancien président de Bygmalion

A l’audience

La présidente s’étonne. Avant lui, les trois autres dirigeants de Bygmalion et de sa filiale événementielle ont tous tenu le même discours : la fraude aux fausses factures reste une décision collégiale, prise en conscience pour être payée de leurs prestations. “Pour moi, à ce moment-là, tout le monde est au courant, de Nicolas Sarkozy à la fille de l’accueil. C’est une décision collégiale”, a ainsi expliqué Franck Attal, qui dirigeait la filiale événementielle de Bygmalion, Event & Cie.

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