Economie

Des allégations d’effraction sexuelle à l’prélude du rupture de Nike et Neymar

Neymar avec le maillot du Paris-Saint-Germain, le 23 mai 2021 à Brest. L’équipementier américain fournit encore le club parisien, mais n’est plus celui de l’attaquant brésilien depuis août 2020.

Le voile est levé sur la rupture de contrat survenue en août 2020 entre l’équipementier américain Nike et le joueur du Paris-Saint-Germain, Neymar. Dans un communiqué transmis à l’Agence France-Presse (AFP) dans la nuit de jeudi à vendredi 28 mai, la marque à la virgule explique que la star brésilienne a refusé de coopérer à une enquête interne après qu’une de ses employées a accusé le joueur de l’avoir agressée sexuellement.

« Nike a mis fin à son partenariat avec le sportif parce qu’il a refusé de coopérer dans une enquête de bonne foi sur des allégations crédibles d’actes répréhensibles formulées par une employée », est-il écrit dans ce communiqué qui confirme une information du Wall Street Journal (WSJ).

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« L’enquête n’a pas été concluante », a néanmoins tenu à préciser l’équipementier, ajoutant : « Aucun ensemble de faits n’a émergé qui nous permettrait de nous prononcer sur le fond de l’affaire. Il serait inapproprié pour Nike de faire une déclaration accusatrice sans être en mesure de fournir des faits à l’appui. »

Jointe par le WSJ, la porte-parole du joueur a assuré dans un communiqué que « Neymar Jr. se défendra vigoureusement contre ces attaques sans fondement au cas où une quelconque allégation serait présentée, ce qui n’est pas arrivé jusqu’à présent ». Et elle a affirmé que les deux parties s’étaient séparées pour des raisons commerciales. Lorsque Nike a prématurément rompu son contrat de sponsoring le liant au Brésilien, à la fin d’août 2020, après treize ans de collaboration, aucune raison n’avait été donnée.

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Une autre accusation en 2019

Dans le communiqué transmis à l’AFP, Nike explique avoir « été profondément troublé par les allégations d’agression sexuelle formulées en 2018 par l’une de ses employées à l’encontre de Neymar Jr », sans préciser leur nature.

S’appuyant sur des témoignages et documents, le Wall Street Journal rapporte que cette employée a dit à des amis ainsi qu’à des collègues que Neymar avait essayé de la forcer à pratiquer une fellation en 2016, alors qu’elle se trouvait dans sa chambre d’hôtel à New York, où elle travaillait à la coordination et à la logistique d’un événement promotionnel.

L’équipementier a affirmé dans son communiqué avoir été prêt à enquêter en 2018 lorsque son employée a formulé ces allégations pour la première fois, mais qu’il « a respecté le désir initial de l’employée de garder cette affaire confidentielle et d’éviter l’ouverture d’une enquête ». Nike n’a donc pas partagé d’informations avec la justice ou tout autre tiers jusqu’en 2019, moment où le groupe a engagé des avocats pour mener une enquête, quand l’employée a souhaité poursuivre cette l’affaire.

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Cette année-là, Neymar avait été accusé de viol à Paris par une mannequin brésilienne. Cette accusation, qu’il avait rejetée avec véhémence et qui avait finalement été abandonnée au Brésil, a grandement nui à son image. Ce qui ne l’a pas empêché, presque immédiatement après la rupture de son contrat avec Nike, de s’engager avec Puma pour en devenir la nouvelle tête de gondole.

Le Monde avec AFP


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