Economie

Déconfinés, les Gaulois ne se ruent pas entre les boutiques

Des clients entrent dans un magasin Zara, à Nantes (Loire-Atlantique), le 19 mai.

« Je peux rentrer ? » « Est-ce que je dois prendre rendez-vous pour venir en magasin ? » Après un mois et demi de fermeture, les premières clientes à passer timidement une tête par la porte de l’une des quatorze boutiques parisiennes de l’enseigne de vêtements pour femme Zapa, le jour de la réouverture des commerces non essentiels le 19 mai, avaient perdu l’habitude d’y entrer spontanément.

Pour autant, « l’activité du premier jour a été plutôt bonne, équivalente à celle d’un bon samedi d’avant-Covid », résume Emmanuel Le Roch, délégué général de la fédération du commerce spécialisé Procos, qui rassemble 300 enseignes. « Et même un peu meilleure que lors du déconfinement de 2020 dans l’habillement, avec une hausse de 155 % d’activité le premier jour et 62 % de fréquentation en plus qu’en 2019, renchérit Yohann Petiot, directeur général de l’Alliance du commerce. Aussi parce que cette fois-ci toutes les catégories ont été en hausse : homme, femme et enfant. Là où, en mai 2020, seul le secteur de l’enfant avait connu un très fort rattrapage. »

Article réservé à nos abonnés Lire aussi « On commence à avoir l’habitude : ouvrir, fermer, ouvrir, fermer » : les commerces « non essentiels » se préparent pour le 19 mai

L’activité s’est légèrement tarie au fil des jours, pour finir sur une hausse de 88 % de chiffre d’affaires et de 32 % de trafic sur cinq jours en incluant le premier dimanche. Bon nombre d’arrêtés préfectoraux d’ouverture dominicale ayant été signés la veille au soir, tous les magasins n’ont pas pu ouvrir. Seulement trente-cinq préfets avaient accordé une dérogation d’ouverture dimanche dernier.

« Même le piano a disparu »

Durant le week-end prolongé de la Pentecôte, avec des consommateurs qui avaient fui la capitale, on était en tout cas loin de la traditionnelle foule des jours de soldes dans le centre commercial Beaugrenelle à Paris. Quelques files d’attente apparaissaient à l’entrée de grandes enseignes comme Zara ou H&M, en raison des protocoles sanitaires : un client pour 8 mètres carrés (et un seul pour les plus petits magasins). Jauge que certains très grands centres commerciaux comme le Forum des Halles à Paris avaient même renforcée à un client pour 10 mètres carrés tout en imposant l’obligation de conserver le masque, ce qui empêchait de facto toute velléité de restauration itinérante. « Dans les centres commerciaux, les restaurants étant également fermés, les gens ne viennent plus le midi et ils restent moins longtemps », fait remarquer M. Le Roch.

« Vous voyez bien que plus rien n’a de sens ! », estime une cliente, en déplorant aussi ne pas avoir pu « essayer les vêtements qu’on peut pourtant toucher sur des portants »

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