Economie

l’intelligence collective s’est réorganisée en numérique

L’intelligence collective ne date pas d’aujourd’hui, mais le recours massif au télétravail lui a donné une nouvelle dimension. Classiquement, il s’agit de mettre en commun les compétences et les connaissances d’individus, afin qu’ensemble ils produisent quelque chose que chacun ne parviendrait pas à produire seul.

Le télétravail a popularisé les outils collaboratifs pour partager les documents à distance et communiquer en visioconférence, mais les outils ne rendent pas une équipe efficace et productive. Un écran ne favorise pas la même spontanéité qu’une réunion en présentiel. Sans parler des idées qui surgissent à la pause-café ou de la discussion qui reprend à la sortie de la salle, autant d’échanges informels mais utiles qui ont disparu avec les réunions en ligne.

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Les entreprises se sont adaptées aux contraintes du contexte sanitaire. La banalisation du numérique a fait émerger de nouveaux modes, comme ne plus limiter le nombre des personnes impliquées. « On pratiquait déjà l’intelligence collective, le brainstorming, les ateliers agiles, etc., et cela fonctionnait bien jusqu’à 15 ou 20 participants. Mais comment faire avec 100 ou 1 000 personnes ? Comment démocratiser cette pratique et mobiliser largement pour avoir une vision écosystémique de l’organisation ? », interroge Martin Duval, coprésident et cofondateur de Bluenove. « Il s’agit de favoriser la conversation entre le plus grand nombre et de faire émerger, grâce à un algorithme, des idées actionnables », explique-t-il. Pour y répondre, ce cabinet de conseil a développé une plate-forme d’intelligence collective massive et multilingue.

« Une vraie convergence »

La RATP, qui utilise cet outil, l’a exploité, par exemple, pour définir sa raison d’être. « La RATP est aujourd’hui un groupe international qui compte 64 000 salariés dans des métiers variés. Alors que nos activités vont progressivement être ouvertes à la concurrence, nous voulions réfléchir à notre rôle demain dans la société, trouver notre dénominateur commun. Le projet a démarré pendant les grèves contre la réforme des retraites et le début de la pandémie… », précise Marie-Claude Dupuis, directrice de la stratégie, de l’innovation et du développement.

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Autant dire que le contexte était peu favorable à une consultation. Décision a été prise de poser une dizaine de questions à l’ensemble des collaborateurs, en libre accès pendant cinq semaines sur la plate-forme de Bluenove. « Alors que la période était dure, le résultat a montré une vraie convergence et un fort attachement à l’entreprise », constate Marie-Claude Dupuis. Plus de 7 000 participants uniques ont fourni 138 000 contributions, qui ont été synthétisées pour définir la raison d’être du groupe.

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