Economie

Les agents de la propreté envahissent l’Hôtel de ville de Paris pour protester contre les heures de travail

Le 23 juin 2020, devant l’Hôtel de ville, à Paris.

Plusieurs centaines d’agents de la filière propreté et assainissement de Paris ont envahi l’Hôtel de ville, mardi 25 mai, à l’appel de la CGT.

Les agents entendaient, une nouvelle fois, protester contre la mise en place des 1 607 heures au sein du personnel de la Mairie de Paris, en application de la loi du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique, qui a mis fin aux situations dérogatoires en matière de temps de travail, que des accords locaux permettaient dans le cadre d’un décret de 2001.

Dans un référé de juin 2018, la Cour des comptes soulignait que le temps de travail s’élevait pour les agents de la Ville à 1 552 heures au lieu de 1 607. Les syndicats et la Mairie sont en désaccord sur les conséquences de l’application de la réforme, les premiers craignant de perdre « au moins huit jours » quand la Ville parle d’un seul jour perdu, selon Régis Vieceli, secrétaire général du syndicat CGT-FTDNEEA.

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Perte de huit jours ?

Une délégation a été reçue par l’adjoint chargé des ressources humaines, Antoine Guillou. Une manifestation à l’appel de l’intersyndicale CGT-FO-UNSA-CFTC-UCP-FSU est prévue jeudi, a assuré M. Vieceli.

Dans une réaction envoyée à l’Agence France-Presse, la Ville souligne ne pas être « à l’initiative de cette loi » et dit en « désapprouver les objectifs, en n’ayant malheureusement pas d’autre choix que de la mettre en œuvre ». « Des pistes sont à l’étude pour adapter l’impact de la loi à la situation particulière des agents du service public parisien. La Ville se tient aux côtés de ses agents pour les accompagner au mieux dans la période », dit-elle.

Selon M. Vieceli, des agents venus soutenir leurs collègues à l’extérieur de l’Hôtel de ville ont été « encerclés par les forces de police, à la demande de la préfecture, en lien avec la Mairie de Paris » et ont écopé d’amendes de 135 euros pour rassemblement illégal. L’union départementale FO a apporté, dans un communiqué, son soutien à l’action de la CGT.

Le Monde avec AFP




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