Economie

A Arcachon, le timide retour à une vie sans masque

Sur la jetée Thiers, à Arcachon, le 22 mai 2021.

Du marché de la place des Marquises aux terrasses du bord de mer, il y a foule dans les rues d’Arcachon (Gironde) en ce samedi 22 mai, premier jour d’un week-end prolongé. Trois jours plus tôt, Yves Foulon, le maire (Les Républicains, LR) de la ville, a annulé l’arrêté pris en août 2020 qui rendait obligatoire le port du masque dans les rues du centre-ville. Seul l’arrêté préfectoral l’imposant dans les marchés couverts et à moins de 50 mètres de l’entrée des établissements scolaires est toujours en vigueur.

En dehors de ces espaces, l’heure est désormais à un premier pas de liberté retrouvée. « Le gouvernement n’avait pas pris d’arrêté pour imposer les masques dans la rue. Moi, je l’ai fait en tant que maire, parce que j’ai pensé qu’il fallait protéger la population et l’imposer sur certaines rues très fréquentées », explique l’édile. Deux facteurs l’ont poussé à revenir sur cette décision : « Le recul de l’épidémie, plus la vaccination totale de toute la population arcachonnaise. » En Gironde, le taux d’incidence a considérablement baissé, puisqu’il est désormais de 72,8 pour 100 000 habitants, toutefois toujours au-dessus du seuil d’alerte, fixé à 50 pour 100 000 habitants à la sortie du premier confinement.

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Près de 35 000 personnes ont déjà été vaccinées à Arcachon, ville de 12 000 habitants au cœur d’une aire urbaine qui en compte 65 000. « La totalité de la population d’Arcachon qui souhait[ait] être vaccinée l’est » désormais, se réjouit le maire. « Tout le monde trouve ça bien à Arcachon, car il fait très beau, et que ce n’est jamais un plaisir de porter un masque. C’est une forme de libération. En plus, celui qui veut porter un masque peut [le faire] ! », renchérit-il.

« Les gens ne savent plus ce qu’ils doivent faire »

M. Foulon a tenu à informer et à demander conseil à l’agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine. Son directeur, Benoît Elleboode, salue l’initiative, mais reste prudent et explique être convenu avec le maire que la décision était réversible : « Si on voit que le taux d’incidence remonte ou s’il y a des rassemblements de masse sur la commune sans masques, il faudra revenir à des gestes barrières. » « L’avis sanitaire, c’est “mieux vaut trop de protections que pas assez” », poursuit-il. Toutefois, « on n’est pas dans une dictature médicale, mais dans une démocratie. Les décisions ne se prennent pas que sur des critères sanitaires, c’est aussi ce que nous a appris la crise ».

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