Politiques

partis du théâtre de l’Odéon, les intermittents investissent le 104


Un changement de rive, mais pas de revendications. Les intermittents du spectacle ont quitté d’eux-mêmes l’Odéon, célèbre théâtre à Paris qu’ils occupaient depuis le 4 mars. Après avoir quitté les lieux vers 6 heures du matin, dimanche 23 mai, les militants ont investi la salle parisienne du 104, qui est également un centre de vaccination contre le Covid-19.

“Nous voulons trouver le moyen de faire une occupation, avec nos assemblées générales, sans empêcher les spectacles au 104, ni les vaccinations, puisque c’est un centre de vaccination. Nous sommes en train de rencontrer la direction, on va s’organiser”, a indiqué à l’AFP Denis Gravouil, secrétaire général de la CGT Spectacle. La direction du 104 n’a pu être jointe.

“Rester à l’Odéon” était “devenu un problème d’affrontement avec la direction”, avait exposé plus tôt dans la matinée ce responsable syndical, qui précisait alors déjà que l’idée était de “poursuivre ailleurs, pour continuer à batailler le plus longtemps possible”.

Soutenus par la CGT, les intermittents du spectacle et précaires étaient sur les lieux, à l’Odéon, 24 heures sur 24, pour réclamer une deuxième année blanche en raison de la crise sanitaire et le retrait de la réforme de l’assurance chômage qui entre en vigueur en juillet. Le mouvement d’occupation des théâtres, parti de l’Odéon, avait essaimé dans une centaine de salles à travers la France.

Ce mouvement d’occupation avait empêché, selon la direction, la réouverture de ce théâtre au public comme prévu dès le 19 mai avec les représentations de La Ménagerie de verre, chef-d’œuvre de Tennessee Williams, mise en scène par Ivo van Hove, avec Isabelle Huppert en tête d’affiche. “Nous, on voulait qu’il ait lieu avec une occupation qui nous permette de parler, qui nous permette d’afficher des banderoles mais on ne veut pas empêcher le spectacle. Donc on va permettre aux spectacles de reprendre”, a poursuivi Denis Gravouil.

Spécificité française, le régime des intermittents concerne 120 000 artistes et techniciens indemnisés chaque année avec comme condition d’avoir travaillé 507 heures sur 12 mois.




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